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Immobilier hôtelier : un marché en retrait mais des investisseurs à l’affût

Selon JLL, le marché immobilier hôtelier en France a fléchi de 82% en cumul à la fin novembre, par rapport à la même période de 2019. L'atonie de l'hôtellerie en France s'est accompagné d'un report de nombre d'opérations. Le segment économique et moyen de gamme reste toutefois animé. En outre, les investisseurs guettent les opportunités.

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En dépit de liquidités disponibles, de l’appétit confirmé de certains investisseurs, le marché immobilier hôtelier n’a pas échappé, lui non plus, au choc de la crise sanitaire. L’effondrement sans précédent de l’activité hôtelière s’est de facto traduit par son plongeon, après une année 2019 record.

Selon Yves Marchal, le directeur général Europe du Sud du pôle hôtelier de JLL, poids lourd américain des services à l’immobilier, le volume de transactions en France a ainsi fléchi de 82% en cumul à la fin novembre, par rapport à la même période de 2019, à 772 millions d’euros, la tendance étant à -54% en moyenne en Europe, avec un montant total de transactions s’élevant à 9,5 milliards. «Le marché a été très touché par la chute de l’activité hôtelière, inévitablement. Mais, 2019 avait été marqué par une grosse transaction avec la reprise de B&B Hotels par Goldman Sachs pour près de 2 milliards d’euros. Si on fait abstraction de cette opération, la baisse du volume de transactions en 2020 est de l’ordre de 70% en France», précise Yves Marchal, avant d’assurer : «En réalité, l’hôtellerie reste une classe d’actifs recherchés».

Pour les spécialistes du secteur, conseils ou investisseurs, le plongeon du volume de transactions s’explique d’ailleurs par le gel de nombre d’entre elles. « Les propriétaires ont adopté une position attentiste et ont souvent choisi de reporter de dix-huit ou vingt-quatre mois un éventuel processus de vente », constate notamment le responsable du pôle hôtelier France, Belgique et Luxembourg du groupe de services à l’immobilier CBRE, Bruno Juin. « Les vendeurs ne sont pas prêts à céder leurs actifs à n’importe quel prix », confirme le dirigeant de la branche tourisme-hôtellerie de KPMG France, Stéphane Botz. «C’est un marché qui se régule plus par le volume que par le prix. Il n’y a pas d’actif à la casse. Il y a des décotes mais elles sont relativement faibles, de l’ordre de 10 à 15%», corrobore le président-fondateur de la société de capital investissement dédié à l’hôtellerie Extendam (222 établissements, 2 milliards d’euros de valeur d’actifs), Jean-Marc Palhon.

Opportunisme

En outre, les investisseurs n’ont pas déserté, malgré cette année noire. «L’hôtellerie, c’est du long terme. Tout le monde sait que les gens vont à nouveau…

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