Cameroun | Le Pullman Douala Rabingha fermé de façon provisoire

Le «4 étoiles», situé au 35 rue des cocotiers de Bonanjo, subit d'importants travaux de rénovation engagés depuis 2015. D'autres sources évoquent pourtant l'existence d'un malaise entre la Société nouvelle des cocotiers, propriétaire de l'hôtel, et le groupe Accor, son partenaire technique français.

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Que se passe-t-il à l’hôtel Pullman Douala Rabingha, ex-Meridien? L’établissement hôtelier a fermé ses portes depuis plusieurs semaines. Rendu sur les lieux, pas l’ombre d’un employé. Un vigile en faction interdit formellement l’entrée de la structure hôtelière située en plein coeur du quartier administratif de Bonanjo. Rien ne filtre par ailleurs sur les raisons de cette cessation d’activités provisoire de l’établissement appartenant au Groupe Fadil sous la Société nouvelle des cocotiers (SNC). «Depuis la fermeture des frontières en mars 2017 du fait du corona virus, l’hôtel tournait au ralenti comme tous les hôtels du Cameroun», explique une source interne. Le rapport du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) sur l’impact du Covid -19 sur l’économie camerounaise plaçait en effet le secteur hôtelier parmi les plus sinistrés. Ledit rapport publié en juillet 2020 plaçait les entreprises du secteur de la restauration et de l’hébergement au premier rang des entreprises négativement impactées par la pandémie (88,9% d’impact négatif).

Toutefois, la levée des restrictions gouvernementales, la réouverture progressive des frontières, le soutien financier et fiscal apportés par le gouvernement en soutien au secteur hôtelier ont permis un redressement progressif des activités dans ce secteur. La fermeture actuelle du Pullman Douala Rabingha provient en réalité de causes extra-Covid19. «Des travaux de rénovation de l’hôtel ont été engagé et dureront pendant un mois», a-t-on appris de source interne. Lors du passage de l’hôtel Méridien de Douala sous l’enseigne Pullman en 2015, le cahier de charges du groupe hôtelier français prévoyait en effet la mise en oeuvre d’un plan de réhabilitation de la structure hôtelière qui affichait des signes de vétusté et délabrement: peinture défraîchie, fissures sur les murs, service de chambre insatisfaisant, déficit d’entretien approximatif etc, d’après plusieurs témoignages reçus. Entré en fonction le 10 juillet 2019, Naoufel Chtara, le Directeur général du Pullman Douala Rabingha avait, entre autres, pour missions de relever le niveau d’attractivité de l’hôtel fortement conccurencé par de nouvelles structures hôtelières. 6 ans après le lancement de ce programme de rénovation, les travaux peinent à progresser alors que, Mamoudou Fadil, Vice-président de la Société nouvelle des cocotiers, annonçait l’exécution du chantier «malgré l’ouverture de l’hôtel». Force est finalement de constater sa fermeture inattendue. (…) Lire la suite sur EcoMatin