Maroc | Taghazout Bay destination d’avenir

Créée en 2011, la Société d’Aménagement et de Promotion de la Station de Taghazout (SAPST) est une filiale où il y a 4 actionnaires dont Madaëf, l’actionnaire majoritaire avec 45%, en partenariat avec Ithmar Al Mawarid (25%), Sud Partners, Akwa Goup (25%) et la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) (5%), qui sont engagés pour l’aménagement, au développement, à la commercialisation et à la gestion de la station Taghazout Bay.

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@ credit Marriott Taghazout Bay

Taghazout Bay est un projet d’envergure inscrit dans le Plan Azur, programme structurant de la stratégie touristique nationale. Le projet, s’étalant sur 615 hectares, vise la construction de 9 unités hôtelières totalisant 12 892 lits dont plus de 8 000 lits touristiques. Le programme de développement comporte une forte composante d’infrastructures sportives et de loisirs. L’investissement prévisionnel global pour la réalisation de la station est de 11 milliards de dirhams.

Aujourd’hui, deux hôtels sont en cours de développement que sont le Marriott et EcoResort. Après cela, le grand projet de village de vacances sera complet selon les équipes de la SAPST. Dans ce projet, il y a une centaine d’hectares résidentiels en villas et en appartement qui se développent en fonction de la demande.

Pour la gestion, Mohammed Cherkaoui Eddeqaqi, directeur général de la SAPST note que « la décision qui était prise c’était que tout ce qui est voirie, éclairages publics, espaces verts… soient gérés par SAPST, via des sous-traitants des syndics. C’est une copropriété où tout le monde participe. »

Le modèle de la station de Taghazout, c’est de garder tout ce qui est voirie, éclairages, espaces verts. Par contre, le réseau d’assainissement usé ou pluvial est confié aux concessionnaires qui sont les sociétés de l’Etat, en l’occurrence l’ONEE et la Ramsa. Eddeqaqi précise qu’« une fois qu’on finit les aménagements, on cède tout ce qui est réseau d’assainissement eau potable, éclairage aux concessionnaires et c’est eux qui s’occupent de la gestion. »

Hilton pour une offre différente

Parmi les hôtels qui se positionnent dans ce renouveau que connaît la station Taghazout, c’est Hilton, qui pour l’instant, a trois hôtels sur Tanger. La chaîne américaine qui vient de s’installer au Maroc reste dans la dynamique et vient d’ouvrir un quatrième hôtel à Casablanca et un autre à Rabat.

Zakaria El Ouati, Pre-Opening General Manager Hilton Taghazout Bay Beach Resort & Spa @ credit linkedin

« Ils sont donc en plein développement sur le Maroc. », soutient son directeur général pré-ouverture, Zakaria El Ouati. L’hôtel est géré à 100% par Hilton. Cependant, la SAPST reste le propriétaire. A ce titre, le contrat de partenariat a une durée de 15 ans.

Selon El Ouati, Hilton a choisi la destination Taghazout au vu du potentiel qu’offre la station. A Taghazout, El Ouati déclare que Hilton est parti pour un grand hôtel avec 170 chambres, qui s’étale sur 7 hectares avec beaucoup de points dont 4 restaurants, une boîte de nuit, un spa sur deux étages avec une piscine privée et un grand espace séminaire.

Pour se différencier des autres composants qui sont sur la station « on va se baser sur une clientèle qui va essayer de venir ici pour le sport, en faisant de l’activité de surf, ou de tennis et tout ce qui est activité nautique comme le kayak », déclare Zakaria El Ouati.

Sur d’autres critères, « on va aussi essayer d’attirer une clientèle qui va venir pour le golf vu notre proximité du golf qui est à 5 minutes de l’hôtel et vu les 4 golfs qui sont déjà sur Agadir. », ajoute El Ouati. En plus sa cible reste la clientèle pour le business avec des espaces de séminaires. Il faut savoir que sur la destination, il n’y a pas de grandes salles alors que Hilton propose une très grande capacité pouvant accueillir jusqu’à 600 personnes.

Côté emploi, « nous sommes presque à 100 % de marocains ». D’ailleurs c’est pour cette raison que nous allons avoir 30 % de nos employés issus de la région de Taghazout, du village de Awrir et de Tamaght.

Pour les projections, « on essaye une occupation à peu près entre 35 et 40% la première année. Pour la deuxième année, on essaye de monter notre occupation de 5 à 6% ainsi de suite pour arriver à une occupation qui va dépasser les 65% d’ici cinq ans. », conclut-il.

Perspectives prometteuses pour la région (…) Lire la suite sur Maroc Diplomatique

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