Le patron des hôtels Hyatt en France anticipe un bel été

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Le patron en France du groupe hôtelier américain Hyatt, Michel Morauw, anticipe un bel été pour son groupe, en particulier dans le sud du pays, après une année catastrophique pour ses 12 établissements de luxe.

Michel Moraux crédit twitter

« La reprise va être un moment de bonheur », se réjouit-il d’avance dans la salle déserte de restaurant avec vue panoramique sur la capitale, au 34e étage du Hyatt Regency Paris Étoile, voisin du palais des Congrès, dont il est directeur général. Avant la pandémie, 500 à 600 clients y prenaient leur petit déjeuner. Aujourd’hui les mesures sanitaires contraignent à manger dans la chambre des plats frais commandés en « room service » ou rapportés du buffet, tout emballés. Mais à partir du 19 mai, les hôtels pourront rouvrir leurs restaurants pour l’usage exclusif de leurs clients, ce qui devrait augmenter les réservations. « Nous anticipons que nos hôtels, surtout dans le sud, le Martinez à Cannes, le Hyatt Regency à Nice, l’hôtel du Palais à Biarritz, vont avoir un été très occupé, très chargé. Et nous en sommes ravis », dit le vice-président régional des opérations de Hyatt en France.

« La demande est repartie depuis une semaine », après l’annonce du calendrier de réouverture par le président Emmanuel Macron. Tous les hôtels du groupe auront rouvert mi-mai. À Biarritz, l’hôtel du Palais géré par Hyatt depuis 2018 n’a ouvert – après deux ans de travaux – que quelques jours en mars, faute de clients. Et à Cannes, le Festival de cinéma, en juillet, devrait à nouveau remplir les chambres de l’emblématique Martinez, sur la Croisette. « Nous sommes très confiants, les Américains devraient revenir », estime Michel Morauw. En revanche à Paris où la clientèle d’affaires attend encore le redémarrage des congrès, la reprise attendra septembre : « depuis 15 jours, des demandes de réservations de groupes, pour des séminaires », arrivent, signe que « la confiance revient ».

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