Hôtellerie-restauration : quand les patrons réfléchissent à améliorer les conditions de travail

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Alors que les négociations salariales de la branche hôtellerie-restauration s’ouvrent jeudi et doivent être bouclées d’ici fin décembre sous la pression du gouvernement qui souhaite voir ces métiers revalorisés, le Groupement national des Indépendants réunit le patronat du secteur et débat de la façon de « reconquérir » ses salariés lors de son congrès lundi et mardi.

Emmanuel Achard, négociateur du GNI lors des discussions à venir avec les syndicats de salariés, a promis lundi que des « augmentations substantielles » de la grille des salaires y seraient proposées, mais qu’en revanche la question du « 13e mois ne sera pas à l’ordre du jour ».

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237 000 salariés en moins

Confrontés à la perte de 237 000 employés entre février 2020 et février 2021, les professionnels doivent « remettre à plat leur organisation » pour améliorer les conditions de travail de salariés soumis aux horaires à rallonge du fait de la « coupure » séparant le service du midi du service du soir, et dont la vie familiale pâtit du travail les week-ends et les jours fériés.

Des patrons « vertueux » ont partagé leur expérience : propriétaire du restaurant parisien Le Mesturet, Alain Fontaine, 63 ans, a expliqué voir son métier « différemment » depuis la crise sanitaire.

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Après avoir « perdu huit employés », parfois partis vers d’autres secteurs comme le bâtiment, M. Fontaine a expliqué avoir trouvé des solutions pour « conserver les autres » : supprimer la coupure et « réduire l’amplitude horaire en fermant à 22 heures au lieu de 23 heures, du lundi au jeudi ».

Ses salariés terminent désormais au plus tard à minuit et rentrent en métro : « avant, leurs pourboires passaient dans le taxi », a-t-il précisé. Et en fermant « le samedi midi et le dimanche toute la journée, ce qui a permis de donner un dimanche à tout le monde », il a vu baisser son chiffre d’affaires mais « pas forcément la profitabilité ».

« Se payer un confort de vie »

Les « petites structures peuvent aussi se payer un confort de vie », a renchéri Philippe Lhomme, chef du restaurant Cheval Blanc, à Luxé, un village de 600 habitants à 30 kilomètres d’Angoulême.

Restaurateur depuis 41 ans, il ferme désormais « deux jours et demi par semaine, du dimanche soir au mardi : c’est un confort de vie pour mes salariés et pour moi », a-t-il dit, précisant se rémunérer à hauteur de « 1 200 euros par mois : ça me suffit pour vivre, je suis nourri, logé ». (…) Lire la suite sur Sud Ouest

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