Hôtellerie, restauration : bientôt un laboratoire expérimental pour l’emploi dans les Yvelines

Créer un laboratoire expérimental pour l'emploi dans l’hôtellerie et la restauration, l'idée est née de la rencontre entre des professionnels des Yvelines et Brigitte Klinkert.

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« J’adorerais être un tuteur pour transmettre mon savoir et mon énergie », lance Édouard Daehn à Brigitte Klinkert. Le créateur du Barn, hôtel-restaurant à Bonnelles, faisait partie d’un petit panel d’hôteliers et de restaurateurs, invité par la députée Aurore Bergé à rencontrer la ministre chargée de l’Insertion professionnelle auprès d’Elisabeth Borne.

Des freins au recrutement

« On regarde ce que l’on peut faire et on se revoit d’ici quelque temps pour un bilan », assure Brigitte Klinkert.

Hôteliers et restaurateurs de Rambouillet et ses environs peinent à recruter. La proposition de laboratoire expérimental a émergé après plus d’une heure d’échange avec la ministre.

Seul professionnel à tirer, pour le moment, son épingle du jeu : Laurent Trochain. Le chef étoilé installé au Tremblay-sur-Mauldre explique : « Après la crise, nous avons changé notre mode d’ouverture ». Mais le restaurateur souligne que lorsqu’il est nécessaire d’embaucher, certains « passent par Leboncoin ».

Les professionnels du secteur s’accordent : les offres d’emploi n’attirent pas. « Nous avons deux offres en ligne pour la cuisine et la salle. Nous avons zéro postulant », martèle Sébastien Ramaugé, à la tête de l’hôtel Mercure à Rambouillet.

Et le constat est partagé : après la crise sanitaire, les employés de l’hôtellerie et de la restauration ont décidé de prendre du temps pour eux. Reconversions professionnelles, ruptures conventionnelles ou démissions ont rythmé la reprise des chefs d’entreprise. Par ailleurs, il est nécessaire de redorer les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.

Embaucher des novices

À propos du service dans la restauration et l’hôtellerie, Édouard Daehn estime : « C’est un métier dans lequel il est nécessaire d’être bienveillant ». Et le créateur du Barn va plus loin : « Les métiers du service sont perçus comme étant avilissants alors qu’on s’enrichit au contact des autres ».

Ainsi, à l’heure du recrutement, le curseur a été déplacé.

Caissière, mère au foyer, personnes sans expérience dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration ont trouvé du travail. « On ne recrute pas sur les compétences techniques mais sur les valeurs humaines. Nous faisons un pari sur la formation qui dure deux mois », fait-on valoir du côté du Barn.

La forte pression en matière de recrutement explique ce changement de position. Toutefois, ce n’est pas déclinable sur l’ensemble des métiers de la branche. (…) Lire la suite sur Actu

« Nous avons la possibilité de chercher de nouveaux profils car nos métiers ont évolué. Mais sur la partie cuisine, nous avons un vrai problème de technicité ».

Sébastien Ramaugé Directeur de l’hotêl Mercure de Rambouillet
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