Affaiblie par une plainte, la start-up Onestaff (Club des extras) investit la distribution et la santé

Attaquée par un acteur spécialisé de l'intérim, la plateforme Onestaff a vu la légalité de son activité réaffirmée par la justice. Au-delà de la restauration et l'hôtellerie, elle est désormais active dans la distribution et la santé.

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Matthieu Coelenbier Tré-Hardy @ credit linkedin

Matthieu Coelenbier Tré-Hardy, le fondateur de Onestaff, va pouvoir mettre derrière lui quatre ans de procédures judiciaires. Il est arrivé au bout du chemin permettant de reconfirmer le bien-fondé de l’activité de l’entreprise, lancée en 2016 sous le nom de Club des Extras et rebaptisée en 2019.

La plateforme, créée pour mettre en relation entreprises et extras ayant le statut de microentrepreneurs dans l’hôtellerie et la restauration mais aussi dans l’univers des traiteurs et des cantines, faisait en effet face à la plainte d’une société d’intérim spécialisée dans le même secteur l’accusant notamment de « concurrence déloyale », « travail dissimulé », « prêt illicite de main-d’oeuvre », « délit de marchandage ».

Long chemin

Après un référé et un appel gagnés par Onestaff en 2017 et 2018, une ordonnance de non-lieu avait été prononcée en février 2020 par une juge d’instruction puis un appel rejeté. La dernière étape judiciaire vient d’être franchie, la cour de cassation y mettant un point final en concluant à la non-admission du pourvoi.

« Notre activité de mise en relation est tout à fait légale », martèle Matthieu Coelenbier Tré-Hardy. Il estime que la plainte a pu décourager certains clients et a engendré un important manque à gagner. Même si, aujourd’hui, la plateforme revendique le fait de travailler avec 5.000 établissements et 25.000 « extras » tous secteurs confondus. (…) Lire la suite sur Les Echos Entrepreneurs

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