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Absurdité.Lanzarote, l’île espagnole aux “hôtels illégaux”

La petite île située dans l’archipel des Canaries est jonchée d’une quarantaine d’hôtels non conformes à la loi. Comme le raconte El País, ces édifices sont le fruit de la corruption.

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“Aucune portion de littoral en Espagne ne compte autant d’hôtels illégaux que sur l’île canarienne de Lanzarote, notamment dans la petite commune de Yaiza. Là, au milieu d’un spectaculaire paysage volcanique de roche noire, se dresse l’hôtel Sandos Papagayo […], une masse blanche en bord de mer. Outre le fait qu’il n’a plus de permis de construire depuis son annulation en 2007 par le Tribunal supérieur des Canaries, il enfreint la hauteur autorisée et empiète sur une voie piétonne.”

L’hôtel Sandos Papagayo, au même titre que le Princesa Yaiza, le Son Bou ou le Dream Gran Castillo, fait partie des quelque 44 établissements touristiques dont les permis de construire ont été annulés par la justice canarienne à Lanzarote, explique le journal El País au cours d’un reportage.

Pourtant, cette île de l’archipel touristique des Canaries a été “pionnière” en lançant, au début des années 1990, un plan insulaire d’aménagement du territoire permettant de limiter la croissance urbaine afin de préserver son paysage naturel, alors que les constructions touristiques se multipliaient.

Dans le même temps, “elle a également vu le pire de la corruption urbaine”, assure le quotidien de centre gauche :

Sur les sept municipalités de Lanzarote, six ont eu un maire condamné par la justice dans une affaire liée à la construction ou l’immobilier. […] Comme des dominos, des conseillers municipaux, des techniciens de mairie, des hommes d’affaires… sont tombés.”

Une “débauche urbanistique” en 1998

Mais le grand ménage judiciaire “a laissé sur cette île toute une série de squelettes en béton et d’établissements touristiques illégaux”, déplore El País. Ces édifices sont devenus un casse-tête pour les autorités locales. L’exemple le plus symptomatique est celui du Sandos Papagayo.

Sa construction avait été lancée “lors de quatre jours de débauche urbanistique en 1998”. À cette occasion, “le maire de Yaiza, à l’époque, José Francisco Reyes, n’a pas hésité à accorder des permis de construire en nombre afin de réaliser des profits illégaux”, tout en fermant les yeux sur la législation en vigueur.

Après plusieurs années de bataille judiciaire, l’entreprise propriétaire du bâtiment et la mairie de Yaiza tentent de sauver l’édifice. De son côté, le Cabildo de Lanzarote (une entité administrative propre aux Canaries) (…) Lire la suite sur Courrier International

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