Une Poitevine devenue directrice artistique pour des hôtels à Los Angeles

Une jeune femme de Poitiers dirige une chaîne d’hôtels à Los Angeles. « Jamais je n’aurais eu cette opportunité en France », estime Eva Nineuil.

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C’est l’histoire d’une femme qui a grandi à Poitiers Ouest et qui se retrouve aujourd’hui sous les palmiers à Venice Beach à Los Angeles. Eva Nineuil est directrice artistique pour le groupe Proper, une chaîne d’hôtels américaine. Une mission qui embrasse une variété de responsabilités, comme les relations presse, l’expérience client, la musique et la programmation culturelle.
Un parcours peut-être inhabituel, mais pas étonnant, pour Eva Nineuil. Une des premières personnes de sa famille à partir vivre à l’étranger, elle aime bien à l’idée « d’avoir de l’accès à quelque chose qui n’était pas écrit à la base ».
« Ma famille avait bien compris que j’avais envie d’autre chose »Fille d’un expert-comptable et d’une mère qui a ouvert sa propre pharmacie, elle a reçu l’esprit d’entrepreneuriat de ses parents qui vivent toujours dans la ville. Mais elle ne rêvait pas d’une vie à Poitiers : « Ma famille avait bien compris que j’avais envie d’autre chose. » Pour preuve : la directrice artistique répond à nos questions en visio conférence depuis sa maison de Venice Beach. « Tous les matins, je marche à la plage », explique-t-elle.
Avant d’arriver aux États-Unis, Eva Nineuil est passée par Nantes, Bordeaux, Paris et même le Venezuela, où elle a fait son master. Elle fait l’éloge de la liberté qu’elle a trouvée outre-Atlantique : « Jamais je n’aurais eu cette opportunité en France, je n’avais pas le bon CV. » Mais son parcours n’a pas toujours été simple.
Ses aventures en Californie ont commencé il y a six ans : « Je parlais très mal l’anglais au début je n’avais pas d’amis, pas de travail. » Pour gagner sa vie, il fallait travailler comme barista, fleuriste, dans le secteur de l’événementiel et même stagiaire non rémunérée. Si aujourd’hui, elle peut récolter les fruits de tout ce travail, elle admet que « toute cette liberté est assujettie au confort financier. Il y a quelques années, j’aurais eu un avis différent. » (…) Lire la suite sur La Nouvelle République

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