jeu 30 juin 2022
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Mont-de-Marsan : les hôteliers s’inquiètent de l’arrivée d’un hôtel aux Nouvelles Galeries

Avec l'arrivée en 2025 d'un hôtel Ibis de 69 chambres aux Nouvelles Galeries, 13 hôteliers indépendants de Mont-de-Marsan dénoncent une "concurrence déloyale". Ils craignent que l'installation de ce nouvel hôtel ne vienne déstabiliser les établissements existants. 69 chambres de plus dans le même créneau que le mien en centre-ville, avec une capacité commerciale bien plus importante que la mienne, ça m'inquiète beaucoup", se soucie Marc Giraud, gérant depuis 2018 de l'hôtel Les Pyrénées à Mont-de-Marsan. En avril dernier, l'hôtelier a découvert le projet de réhabilitation des Nouvelles Galeries, qui prévoit notamment, d'ici fin 2025, la création d'un hôtel Ibis Styles 3 étoiles.

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« Concurrence déloyale »

Le projet s’inscrit dans le programme Action coeur de ville mis en place par le gouvernement en 2017, et qui prévoit des investissements publics pour dynamiser les centres-villes. L’appel à projet lancé par la municipalité de Mont-de-Marsan a été remporté par le groupe Altae-Bernadet, et a été entériné par le conseil municipal en juillet dernier.

Suite à cette annonce, 13 hôteliers indépendants de l’agglomération se sont constitués en association. Ils dénoncent l’arrivée du géant de l’hôtellerie. « C’est de la concurrence déloyale. Ce n’est pas juste, parce que le projet est financé indirectement par des aides de l’Etat. On va détruire l’emploi et les entreprises existantes », dénonce Thierry Pantel, président de l’association et gérant du Richelieu. « C’est un peu David contre Goliath. C’est l’hôtellerie traditionnelle contre l’hôtellerie de chaîne », ajoute Marc Giraud.

« Ce projet est démesuré »

Pour les hôteliers, cet hôtel de 69 chambres n’a pas sa place à Mont-de-Marsan, alors même qu’un premier établissement Ibis Budget de 65 chambres doit voir le jour avenue du Maréchal Juin à la fin de l’année. « Ce projet est démesuré pour la ville. Il est trop important. Ça ne représente pas et ça ne sauvera pas le centre-ville », insiste Thierry Pantel. Alors que le secteur tente de se relever après plusieurs mois difficiles en raison de la crise sanitaire, cette annonce est vécue comme un coup de massue. « Il n’y a pas la demande. J’ai beaucoup de confrères qui le week-end en arrivent même à fermer la partie hôtellerie », ajoute le gérant du Richelieu. Avec 69 chambres de plus sur le marché hôtelier, les gérants craignent de se retrouver dépossédés de leur clientèle, au profit d’un établissement connu, neuf et en meilleur état.  (…) Lire la suite sur France Bleu

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