Maroc | Hôtellerie. L’industrie s’écroule

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Les hôteliers sont terrassés par la crise. Pour eux, les mesures déployées jusque là pour la relance demeurent insuffisantes. Aujourd’hui, ils appellent à l’ouverture des frontières et le renforcement des lignes aériennes sur les destinations touristiques.

« Les établissements d’hébergement et leur personnel sont aujourd’hui au bord du chaos et de la faillite et le manque accru de visibilité ne fait qu’augmenter cette probabilité minant ainsi toute la cohésion sociale du secteur », alerte le président de la fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) dans un courrier adressé au chef de gouvernement dont l’Observateur du Maroc détient une copie. Lahcen Zelmat ajoute que « face à cette urgence sociale, nous devons travailler ensemble pour échanger et apporter de solutions adaptées à la gravité de cette situation. A défaut, plusieurs établissements se verront obligés de fermer leurs portes à jamais et entamer un vaste chantier de licenciements ».

Ouvrir les frontières

D’après le président de la FNIH, en dépit de quelques dispositions positives mises en place par le gouvernement,  le secteur demeure toujours sinistré. D’où son appel à enclencher un nouveau tournant dans la gestion de cette pandémie avec l’ouverture des frontières. Il ajoute aussi que Royal Air Maroc doit jouer son rôle pour relancer l’aérien sur les destinations touristiques notamment Marrakech, Agadir, Tanger, Fès et l’Oriental. «Nous estimons que cette ouverture avec l’allégement des mesures de circulation inter-villes sont les seuls moyens pour sortir à terme de cette situation critique que traverse le secteur », insiste Lahcen Zelmat qui donne l’exemple de nombreux pays dont l’économie dépend fortement de ce secteur, et qui ont relevé le défi de cette transition.

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