Les restaurants bousculés par l’essor de la vente à emporter

Publié le

☟ Sidebar droit
Article top ad ☟

Mini-révolution de palais au pays de la gastronomie. Fans de plats à emporter et de livraison, les Français n’ont jamais aussi peu mangé dans un restaurant. L’essor de la nourriture «nomade» est tel que même les enseignes traditionnelles, avec service à table, s’y mettent. «Désormais, 60 % des restaurateurs à table proposent de la vente à emporter, contre 44 % en 2019, confie Nicolas Nouchi, directeur des études chez CHD Expert. 16 000 sont inscrits sur des plateformes de livraison (Deliveroo, Uber Eats…). C’est deux fois plus qu’avant la crise.»

Depuis longtemps, la quasi-totalité des restaurants de cuisines étrangères (indien, chinois, japonais…) proposent ces services, qui ont explosé avec les confinements et les fermetures administratives. Ces mesures d’urgence ont obligé les plus traditionnels de la restauration à table à sortir de leurs murs, selon les conclusions de la dernière étude de CHD Experts réalisée pour le Salon Sandwich & Snack Show. «Paradoxalement, ce Salon s’adresse surtout à eux cette année, déclare Nicolas Nouchi. 35 % de ces restaurants proposent de la vente à emporter, contre à peine 10 % avant le Covid. On sent émerger un début de livraison. Cet axe de diversification va perdurer, même s’il représente une faible part des ventes.»

Article inline ad ☟

Développement du snacking

Cette diversification modifie l’organisation en cuisine et en salle. Elle oblige aussi les professionnels à ajouter des produits de snacking à leur carte ou à envisager des versions «nomades» de leurs plats (burger, pizza, salade…). Ils n’ont pas d’autre choix que de se réinventer. Les huit mois de fermeture en 2020 et 2021 ont lourdement affaibli la restauration à table: l’activité a chuté de 46 % l’an passé et pourrait reculer de 42 % cette année, selon CHD. Le nombre de points de vente est en baisse (- 6 % en 2020 et – 19 % en 2021) alors que la restauration rapide a repris les ouvertures (+ 11 % en 2021) et gagne des parts de marché.

Article inline ad 1 ☟

La reprise est difficile. Inquiétés par le Covid, les Français continuent de moins sortir. Ils ont aussi durablement changé leurs habitudes: à midi comme le soir, les consommateurs exigent rapidité, qualité et flexibilité. Les restaurants traditionnels ne répondent que trop partiellement à leurs attentes. «Une partie des points de vente de restauration à table seront probablement convertis en restauration rapide, pense Nicolas Nouchi. Ceux qui ouvrent vont devoir être de plus en plus hybrides, en intégrant le snacking à leur offre. Aux États-Unis, pas un restaurant à table n’a pas d’offre à emporter.»

Selon cet expert, le restaurant à table de demain devra être capable de servir à tout moment de la journée et du soir, sur place, à emporter, pour un apéritif, un petit déjeuner, une réunion d’entreprise… Cela, bien sûr, à adapter en fonction de l’emplacement et de la clientèle de (…) Lire la suite sur Le Figaro

À la une

360° #2, tour du monde de l’actu’ du 06.10.2026 | De Biarritz à Adélaïde en passant par Saint-Barthélemy et Andorre

La France n'est plus la première destination hôtelière européenne du Guide Michelin. Avec 224...

2027, Monde | Six Senses (IHG) prépare cinq ouvertures à Milan, près de Madrid, à Tel Aviv, dans la vallée de la Loire et...

Le millésime 2027 de Six Senses s'articule autour de cinq projets répartis entre l'Europe...

Fiscalité Croisiéristes vs Hôteliers 🇪🇺 | Une nuit à bord taxée 40 % de moins qu’une nuit d’hôtel, selon T&E

Un écart fiscal documenté sur trois marchés clés Transport & Environment (T&E) a comparé la...

Washington, USA | Caroline Beteta nommée présidente-directrice générale par intérim de Brand USA

Un retour à la tête de Brand USA Annoncée le 5 octobre 2026 à Washington,...

Mouvements