Gironde : “Le tableau est très noir” pour les métiers de l’hôtellerie et de la restauration

Pour Laurent Tournier, président du syndicat professionnel des restaurateurs et hôteliers en Gironde, ce secteur économique est oublié du plan de relance annoncé par le gouvernement. "On ne voit pas le bout du tunnel."

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Laurent Tournier, président de l’UMIH 33, était aux côtés de Philippe Etchebest vendredi 2 et 9 octobre, pour la manifestation “Faites du bruit” destinée à alerter sur le sort des restaurants mais aussi des bars, artisans, et commerces à l’agonie en raison de la crise sanitaire. Les bars, restaurants et hôtels tournent au ralenti après un sursaut en août. La situation est alarmante pour certains secteurs représentés par l’UMIH 33, comme les boîtes de nuit fermées depuis sept mois ou encore les traiteurs, indique Laurent Tournier, qui dénonce une “stigmatisation” de ces métiers “montrés du doigt comme les vilains petits canards.

Malheureusement nos métiers sont relativement stigmatisés, comme des lieux vecteurs de Covid. Alors que depuis le début, on respecte les mesures sanitaires que nous avons même élaboré avec les services de l’Etat” regrette Laurent Tournier. Selon le président de l’UMIH 33, après une légère éclaircie cet été, les hôtels et restaurants tournent à nouveau au ralenti. Pour un certain nombre, à 10 ou 20% de leurs capacités seulement. Pour les bars bordelais fermés après 22 heures, la situation est aussi compliquée. “Le tableau est très noir et malheureusement, on ne voit pas le bout du tunnel. 

Quelles solutions ? “Une baisse des charges” répond Laurent Tournier

Pour compenser les pertes liées au manque d’activité, Laurent Tournier demande à l’Etat une baisse des charges. “Soit une baisse de la TVA, soit une baisse des charges sociales : en tout cas, une ligne important de notre bilan, pour redonner notre trésorerie.” Le président de l’UMIH 33 assure que son secteur économique ne pourra survivre s’il doit assumer ces charges. Quant au plan de relance de l’économie annoncé par le gouvernement, Laurent Tournier n’y croit pas. “On est les grands absents de ce plan. L’ensemble de ces fonds sont fléchés vers l’industrie. C’est un vrai problème pour nous, car nous sommes des emplois non-délocalisables et bien souvent des petites entreprises, entre cinq et dix salariés.” 

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