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Faits divers | Dans les palaces de la côte tunisienne, une exploitation sexuelle qui ne dit pas son nom

Dans les palaces de la côte, de Djerba à Hammamet, en passant par Sousse, il arrive que les animateurs passent la nuit avec les clientes. Vu de l’extérieur, cela ressemble à des amourettes de vacances. Mais l’envers du décor du tourisme en Tunisie est beaucoup plus sombre.

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Une silhouette longiligne, terminée par de fines dreadlocks qu’il attache en chignon. Anis avait 19 ans quand tout a commencé et il n’a pas vraiment compris. « Je me souviens que j’étais mal à l’aise dans certains moments quand je travaillais à l’hôtel », raconte-t-il.

Dès l’embauche, les premiers sous-entendus. « Ma première journée là-bas, je parlais avec le chef d’animation. Il est venu me saluer et me souhaiter la bienvenue. Il m’a dit de venir avec lui dans son bureau pour me donner quelque chose qui « fait partie de mon travail, à faire dans les règles » et il m’a donné un paquet de préservatifs, en me faisant un clin d’œil. »

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Coucher avec les touristes, c’est une obligation. « Il faut que tu passes la nuit avec elle, il faut que cette cliente soit satisfaite, pour qu’elle note bien l’hôtel, pour que l’hôtel passe à l’autre étoile », explique Anis.

À la base de ce tourisme sexuel très bien dissimulé, il y a des jeunes hommes qui rêvent d’Europe et qu’on manipule. « La plupart des jeunes cherchent une femme pour se marier et pour avoir les papiers, alors ils acceptent ça, mais c’est profondément dur, c’est horrible, c’est de la prostitution », dénonce le jeune homme. Devenu musicien, Anis confie avoir été transformé par cette expérience, en bien ou en mal, il n’arrive toujours pas à le définir.

Sweat rose pâle ample, jogging gris et lunettes de soleil à la mode, Zakaria a dû mentir pour garder son travail. Il est homosexuel. « Il faut que tu sois un mâle viril pour pouvoir travailler, parce que tu dois entrer en contact avec les clientes, te rapprocher d’elles. En fait, moi j’ai fait de l’animation et ça n’a rien à voir avec ça. » Privés de leurs repères, dans une ambiance de casino, coupés du monde extérieur, les animateurs vivent et travaillent au même endroit. Ils ne peuvent échapper à la pression de l’hôtel. « Ils te surveillent. J’ai travaillé à Djerba, on avait des caméras dans notre bloc pour voir si on ramenait des filles avec nous », affirme Zakaria. (…) Lire la suite sur RFI

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