Aux États-Unis, le nouvel or jaune c’est l’huile de friture

La hausse des prix exponentielle des huiles de friture entraîne une vague de cambriolages de ce nouvel or liquide dans les restaurants de New-York.

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C’est l’une des conséquences inattendues de la régulation des émissions de CO2. Aux États-Unis, l’huile de friture usagée rapporte plus que le trafic de cocaïne. Alors que le prix de ce nouvel or jaune connaît une hausse des prix soudaine, voire exponentielle, une vague de cambriolages touche les restaurants de New-York, rapporte le « Wall Street Journal ».

« Les gars se font 1 500 dollars par jour. C’est encore plus lucratif que le crack », détaille Sumit Majumdar, propriétaire de Buffalo Biodiesel. (…)

Résigné et terriblement touché par cette vague de cambriolages, le propriétaire de l’entreprise estime perdre près de 10 millions de dollars de chiffre d’affaires par an.(…)

Pourquoi les prix augmentent ?

Les régulations des émissions de CO2 encouragent la consommation de biocarburant dans tout le pays et de fait, font grimper les prix de l’huile de soja ou de maïs, utilisée aussi dans les restaurants. Autre facteur, la pandémie mondiale a drastiquement ralenti la production d’huile de palme utilisée par certaines cuisines.

Ces prix en flèche et ces cambriolages répétés entraînent fatalement une hausse des prix des produits dans les restaurants. Les chicken wings des deux enseignes de David Wagner à New-York ont dû augmenter de 20 %. Autre astuce pour combler ce manque à gagner, le patron demande à ses employés de ne pas trop chauffer l’huile pour qu’elle s’use moins vite.

Et la tendance n’en est qu’à ses débuts. Selon l’agence Fastmarkets The Jacobsen, l’huile usagée des restaurants se revend désormais 1,8 dollar le kilo, soit 80 % plus cher qu’un an auparavant. Article complet sur Sud Ouest

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