À Marseille, l’hôtel Intercontinental condamné après l’agression d’une femme de chambre

Le 17 juin dernier, les prud’hommes de Marseille ont condamné l’hôtel Intercontinental et son sous-traitant en charge du nettoyage STN à 3 000 euros de dommages et intérêts. Il leur est reprochés de n’avoir pas pris de mesures après le harcèlement sexuel d’une femme de chambre par un client en avril 2019. À l’époque, la salariée avait prévenu ses responsables, sans que l’individu qui l’avait violentée ne soit inquiété : la direction de l’hôtel de luxe avait refusé de contacter la police et de communiquer le nom du client. Seule une main courante avait pu être déposée par la femme de chambre.

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Le surlendemain, elle avait dû retourner travailler dans la chambre où elle avait été agressée.  Elle avait ensuite cessé de travailler pour l’établissement du fait de la dégradation de son état de santé.

Dans son jugement, le conseil des prud’hommes a estimé que l’employeur a manqué à son devoir de sécurité envers la salariée, défendue par le syndicat de la CNT-SO. La rupture de son contrat de travail après l’événement a également été considérée comme intervenue du fait de ces manquements. (…) Article complet sur Marsactu