Restaurants : la crise sanitaire fait-elle gonfler l’addition ?

Si l’on peut désormais retourner au restaurant, que ce soit en terrasse ou en salle, des clients ont remarqué une hausse des prix de certaines cartes. Alors, l’addition est-elle plus salée depuis la crise sanitaire ?

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Après des mois de fermeture et la mise en place de jauges qui réduisent le nombre de clients, certains restaurateurs tentent de trouver des solutions pour être rentable. Pour Quentin Hoffman, gérant associé de “la Cantine de Quentin” dans le 17e arrondissement de Paris, un choix a été fait : augmenter les prix.

À sa réouverture le 9 juin dernier, toute la carte du restaurant a été remaniée et revue à la hausse de quelques euros. “Un cœur de Rumsteak Angus, avant on le vendait 23 euros. On a repris, maintenant on le vend 24 euros”, assume ainsi le gérant. Pour lui, cette revalorisation des tarifs est justifiée. “Il y a les prix des fournisseurs qui ont augmenté”, souligne d’une part Quentin Hoffmann. Autre argument pour le gérant : l’investissement créé par la mise en place d’une terrasse éphémère. Celle-ci, comme toutes celles à Paris, sera cependant exonérée de taxes jusqu’à la fin de l’été.

Une autre solution : réduire sa carte

Selon les représentants de la profession cependant, le choix d’une hausse des prix du menu est minoritaire parmi les restaurateurs. Pour plus de rentabilité, beaucoup auraient en revanche fait le choix de réduire le nombre de plats sur leur carte. C’est le cas au “Bistrot du Sommelier”, un restaurant dans le 8e arrondissement de Paris. Pour son dirigeant, Philippe Faure-Brac, cela permettrait de réduire le nombre de commandes à passer auprès des fournisseurs.  (…) Lire la suite sur LCI