La nouvelle éco : dans les Deux-Sèvres, l’hôtellerie de luxe souffre

L'Alexandra Palace à Mazières-en-Gâtine et l'Hôtel Saint-Martin à Saint-Maixent-l'Ecole, ont fermé leurs portes temporairement depuis le 1er octobre, faute de clients.

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M. Younan et son épouse

Les temps sont durs pour de nombreuses activités économiques avec la crise du coronavirus, même pour le luxe. Exemple dans les Deux-Sèvres où le seul 5 étoiles du département est fermé temporairement depuis le 1er octobre. Il s’agit de l’Alexandra Palace à Mazières-en-Gâtine, propriété du riche américain Zaya Younan. Même chose pour son autre établissement dans le département, l’Hôtel Saint-Martin à Saint-Maixent-l’Ecole.

Le tourisme d’affaires en berne

Alexandra Palace

Depuis septembre, les réservations n’étaient pas au rendez-vous. “Ce sont des établissements qui fonctionnent énormément avec toute la clientèle affaires durant la basse saison. Avec les annonces qui se sont succédé, les entreprises ont préféré annuler leur séminaire ou réduire le nombre de personnes donc très compliqué à gérer et au final très peu rentable”, explique Solène Dubois, directrice commerciale et marketing du groupe Younan Collection.

Il y a aussi tous les groupes de touristes et les étrangers qui ne sont pas là.  L’épidémie impacte également l’activité mariage même si “pour l’instant on n’a pas trop subi d’annulation, plus des reports”, précise Solène Dubois.

Une vingtaine de salariés au chômage partiel

Une vingtaine de salariés sont au chômage partiel. Pas de date de réouverture programmée“On envisage début d’année 2021. Maintenant, est-ce que ce sera janvier, février, mars ?”, la directrice commerciale et marketing ne peut pas le dire, il y a encore trop d’incertitudes.

Solène Dubois travaille sur les coffrets cadeaux pour les fêtes de Noël. Elle se réjouit de la signature de contrats avec des tour operateurs pour l’année prochaine, à partir du printemps. Et veut rester optimiste : “à un moment on va trouver un vaccin. Et je pense qu’une fois que ça sera passé, les gens vont avoir besoin de se retrouver, de voyager, de prendre du temps pour eux, de s’offrir des bulles d’oxygène on va dire”.

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