Fauchon licencie 77 salariés et ferme deux magasins à Paris

42

Le célèbre traiteur de la place de la Madeleine, Fauchon, a annoncé la fermeture de deux de ses magasins et le licenciement de 77 salariés. Il n’en comptera plus que 30.

Le traiteur Fauchon, célèbre pour son épicerie fine mais laminé par les mouvements sociaux puis la crise sanitaire, va fermer deux de ses trois magasins place de la Madeleine, à Paris, ce qui entraîne 77 licenciements, a-t-il annoncé ce mercredi. Le tribunal de commerce de Bobigny « a approuvé le plan de continuation » présenté par l’entreprise, née il y a 134 ans, qui sort ainsi de son redressement judiciaire et conserve dans la capitale son hôtel, le Grand Café Fauchon, et une boutique dédiée au thé, précise la société dans un communiqué.

« Ce n’est pas un moment facile, mais il faut aller de l’avant, c’est le monde qui bouge, à nous de revoir notre copie », a déclaré Samy Vischel, président de Fauchon, précisant que l’avenir est aux boutiques de plus petite taille, « 100 à 200 m2, plus proches des clients », alors que la clientèle étrangère, chassée par la pandémie de covid-19, n’est pas revenue dans la capitale.

Recentrage de l’activité

Les activités parisiennes du traiteur avaient vu leur chiffre d’affaires baisser depuis quatre ou cinq ans, avec les attentats de 2015, les mouvements sociaux et les grèves de Noël 2019, une période où Fauchon réalise 30 % de son chiffre d’affaires annuel, avant que la fermeture administrative imposée par la covid ne leur donne le coup de grâce. Le traiteur, qui compte cinq autres filiales employant quelque 1 500 salariés, gère actuellement 73 boutiques, points de vente et restaurants dans le monde, dont 30 au Japon, trois en Corée, six en Europe, deux au Chili, 15 au Moyen-Orient et, en France, 17 exploités en franchise. Son actionnaire principal est l’entrepreneur Michel Ducros, entré au capital en 1998.

Fauchon va désormais « recentrer son activité sur des modes de vente plus en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs, à Paris, en France et dans le monde », indique-t-il. Le groupe veut rester un « porte-étendard de l’art de vivre à la française », dans le cadre d’une « stratégie de déploiement globale incluant des hôtels, des écoles et d’autres projets », dit-il.

Publicité 3