USA | Les visages croisés de l’hôtellerie de demain à New York

Un an déjà depuis le développement de la Covid-19 en pandémie avec sa panoplie de décisions urgentes pour contenir, combattre et vaincre l’effet dévastateur du virus. Confinement, couvre-feux, restrictions des voyages—et plus récemment, fermeture des frontières en Europe—et quarantaines obligatoires fréquentes lors de déplacements internationaux.

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Aux États-Unis, New York s’est assoupie. Le dynamisme de la mégalopole américaine, point de rencontre mondial du monde des affaires, de l’art, de la diplomatie et du tourisme, s’est effondré. Les plus chanceux vivent depuis un an à la campagne ou en Floride et les touristes sont logiquement absents.

Plus de 67 millions de visiteurs étaient attendus à New York en 2020. Seuls 23 millions sont venus, une chute vertigineuse de 66%. L’impact pour l’hôtellerie est spectaculaire. « Un nettoyage complet » titrait le New York Times en Septembre 2020. Des hôtels iconiques ont définitivement fermé leurs portes. Des milliers de personnes ont perdu leur emploi. Pour retrouver les chiffres de 2019, nous devrons patienter jusqu’en 2024 estime l’agence de tourisme new-yorkaise, NYC & Company.

L’hôtel de demain, un espace de vie multi-usages

L’hospitalité est une des grandes victimes collatérales et économiques de la Covid-19. Cette baisse de la clientèle s’affirmera au-delà même des conséquences économiques de la situation sanitaire. Les entreprises ont par ailleurs compris qu’elles pouvaient se développer avec moins de déplacements. Elles peuvent transformer beaucoup de rendez-vous qui nécessitent un voyage par une réunion virtuelle en ligne. Les touristes se sentent davantage concernés aujourd’hui par l’impact environnemental des séjours lointains de courte durée. Si le tourisme ne devrait pas diminuer, la prise en compte des bilans carbone du transport aérien risque d’en dissuader plus d’un à l’avenir de faire un aller-retour Paris-New York juste pour un weekend. La lutte contre le risque climatique devrait avoir raison à terme, de ce tourisme lointain et court.  (…) Lire la suite sur Le Petit Journal

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