Ressources Humaines | ÀForges-les-Eaux, une reconversion dans l’hôtellerie réussie pour Astrid et William

Âgés respectivement de 38 et 43ans, Astrid Ruhlmann et William Baudroit ont tout quitté pour devenir hôtelier en octobre 2020. Un choix qu'il ne regrette pour rien au monde.

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Rien ne prédestinait ce couple de Sommery à tenir un hôtel. Et pourtant, Astrid Ruhlmann, coiffeuse depuis 20 ans à Serqueux, et William Baudroit, assistant maternel depuis 12 ans, ont décidé de changer de vie en reprenant l’hôtel La Paix de Forges-les-Eaux en octobre 2020.

Astrid et William expliquent les raisons de ce nouveau départ :

Depuis que l’on se connaît, on voyage beaucoup et on adore aller dans les hôtels et les restaurants. On avait aussi très envie de travailler ensemble.

Après avoir longtemps réfléchi pour ouvrir une maison d’hôtes à la montagne, les parents de 6 enfants ont décidé de rester dans le Pays de Bray pour des raisons familiales.

« C’est le patron de mon salon de coiffure qui m’a informé que l’hôtel était à vendre. On a eu un vrai coup de cœur », se rappelle Astrid.

Reprise des études

Mais avant de se lancer dans le grand bain, Astrid et William ont engrangé de l’expérience dans ce nouveau monde professionnel.

J’ai repris mes études, à distance, et obtenu un diplôme de gestion d’hôtellerie en plus d’une formation en anglais.

Astrid

De son côté, William s’est formé, en cuisine, dans de nombreux restaurants : « Je me suis présenté sans diplôme juste en prouvant ce que je savais faire. J’ai terminé chef sur Rouen à La Bonne Franquette ».

La crise contrarie les plans

« On devait acheter l’hôtel La Paix la veille du premier confinement mais tout a été stoppé », se souviennent-ils.

Mais ce n’est que partie remise : le 1er octobre 2020, ils prennent en location-gérance l’hôtel pour une durée de deux ans avec la possibilité d’acheter à la fin du contrat.

L’activité a tout de suite très bien fonctionné notamment avec une clientèle qui venait pour le travail. Tout est presque complet depuis janvier.

William

Et alors que les huit employés sont au chômage partiel, les journées de travail du couple sont de vrais marathons :

Depuis le 1er novembre, nous faisons du 5 h -23 h. On ne va quasiment plus à la maison, on dort à l’hôtel.

William

Malgré ce rythme effréné, les nouveaux hôteliers veulent également aménager une salle de sport pour les clients. (…) Lire la suite sur Actu