“Métiers de l’ombre”, les fournisseurs des hôtels et restaurants crient à l’aide

Grossistes en boissons et autres fournisseurs de l'hôtellerie restauration, des "métiers de l'ombre" ravagés eux aussi par la pandémie de Covid-19, veulent bénéficier des mêmes aides que les cafés, restaurants et hôtels, car leurs pertes sont de même ampleur et l'horizon reste sombre.

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Anne St Léger a repris en 2017 Serfi, une PME basée à Nice qui depuis 30 ans, fournit aux hôtels l’équipement (mobilier, literie, salles de bain…) et l’ingénierie technique pour les rénovations. L’entreprise familiale emploie 50 salariés, compte 3.500 clients et réalise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Or ces fournisseurs, “très fortement dépendants des hôtels, cafés, restaurants” et tout aussi pénalisés par les périodes de confinement et de couvre-feu, ne bénéficient pas du même soutien de l’État et sont aujourd’hui “en danger” avec un premier semestre 2021 qui s’annonce sombre.

Si un hôtel qui perd 70% de son chiffre d’affaires peut toucher du fonds de solidarité 20% de son chiffre d’affaires mensuel jusqu’à 200.000 euros, son fournisseur n’aura droit qu’à “10.000 euros au maximum, alors qu’il peut dépendre à 98% de l’hôtellerie et réaliser plusieurs millions ou dizaines de millions de chiffre d’affaires. C’est un non-sens”, estime-t-elle.

Le fonds de solidarité va être élargi pour bénéficier notamment aux commerces de gros de boissons ou alimentaires, aux viticulteurs ou encore aux résidences de tourisme, a indiqué mardi le ministre Lire la suite sur Boursedirect.fr

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