Le certificat sanitaire européen en 12 questions

Le certificat numérique européen Covid entrera en vigueur le 1er juillet 2021. Comment et où se procurer ce précieux sésame?

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L’horizon se dégage pour les voyages au sein de l’Union européenne (UE) cet été malgré la pandémie: les eurodéputés et les États membres sont parvenus à un accord sur le pass sanitaire européen, qui devrait entrer en vigueur à partir du 1er juillet, en principe pour une durée d’un an maximum.

Une période de six semaines de transition est toutefois prévue pour l’émission de certificats, afin de permettre aux pays d’adapter leur système.

Notez que les pays membres pourront commencer à se servir du système dans des conditions réelles à partir du 1er juin, s’ils sont prêts.

1/ À quoi correspond ce certificat?

Le “certificat numérique européen Covid”, de son vrai nom, est un document gratuit qui sera reconnu et lisible dans toute l’UE. Il doit aider les voyageurs à franchir plus aisément les frontières européennes en période de coronavirus, en vue de la saison estivale.

D’un point de vue pratique, il sera disponible sous format papier ou numérique (c’est-à-dire qu’il sera accessible depuis n’importe quel appareil mobile). Les deux versions disposeront d’un code QR contenant les informations essentielles, ainsi que d’un cachet numérique visant à garantir l’authenticité du certificat.

Il revient aux États membres de décider s’ils intègrent ce certificat dans leur application de traçage nationale – comme en France – ou s’ils utilisent une application distincte.

2/ Qui y a droit?

Il sera “facilement” accessible aux personnes vaccinées contre le Covid-19, à celles disposant d’un test PCR négatif ou d’un test antigénique négatif, ainsi qu’aux personnes disposant d’anticorps parce qu’elles ont été contaminées jusqu’à maximum six mois auparavant

Attention, la durée de validité des tests n’est pas harmonisée, c’est aux États membres de décider (actuellement elle varie de 24 à 72 heures avant l’arrivée).

Par ailleurs, pour prouver qu’elle a été immunisée, une personne peut fournir un test PCR positif prouvant son infection. La durée de l’immunité est fixée à un maximum de 180 jours, mais les États peuvent décider de la réduire.

Pour l’instant, les tests sérologiques ne sont pas jugés suffisamment fiables pour attester de cette immunité, mais une évaluation est prévue à ce sujet dans les quatre premiers mois d’application du règlement.

3/ Quelles informations contient un certificat?

Il s’agira donc de trois certificats distincts. Ceux-ci reprendront plusieurs renseignements.

Dans le cas d’un certificat lié à une vaccination, il sera question du type de vaccin, du nombre de doses administrées, des dates, etc.

Chaque émission d’un certificat dans un État membre s’imposera à tous les autres États membres.

4/ Mes données personnelles sont-elles protégées?

Le certificat ne contiendra que les données personnelles “strictement nécessaires”, dans le respect de la règlementation européenne (RGPD).

Ces données ne sont pas échangées entre pays, seule la clé permettant de vérifier l’authenticité du certificat ayant besoin d’être transmise. La détention de telles données par le pays de destination ou de transit est interdite.

5/ Où obtenir un certificat?

Selon la Commission européenne, les autorités nationales sont chargées de la délivrance du certificat. Celui-ci pourrait, par exemple, être délivré par des hôpitaux, des centres de test ou des autorités sanitaires.

Le certificat covid belge sera accessible via l’app Covidsafe.be. Une app qui est techniquement prête, mais qui sera lancée au plus tôt le 17 juin.

6/ Quels sont les vaccins éligibles?

Les États membres auront l’obligation d’accepter les personnes qui ont été vaccinées par les vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments, à savoir: Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson (dont une seule dose est nécessaire, NDLR).

Cependant, ils seront libres d’en accepter d’autres, comme les vaccins russe Spoutnik ou chinois Sinopharm, utilisés en Hongrie.

7/ L’administration d’une dose de vaccin est-elle suffisante? (…) Lire la suite sur Les Echos