Coronavirus et sortie du Cac 40 : le mauvais cocktail pour Accor

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Le titre du groupe hôtelier pointe, et de loin, à la dernière place du palmarès du SRD ce lundi, plombé par sa sortie du Cac 40 et les craintes sanitaires.

Sa sortie du Cac 40 était connue depuis dix jours, mais cette relégation continue de peser sur Accor. Le titre du groupe hôtelier est bon dernier du SRD ce lundi, avec une chute de près de 8% en matinée, à 21,9 euros. Cela porte à 47% sa décrue depuis le 1er janvier et ramène sa capitalisation boursière à 5,7 milliards d’euros, soit quasiment deux fois moins qu’Alstom, qui le remplace au Cac 40. En termes de liquidité, le titre Accor reste toutefois actif, avec, en moyenne, 36,7 millions d’euros échangés chaque jour (sur 90 jours), selon les données compilées par FactSet.

Cette sortie de l’indice vedette de la Bourse de Paris, dans lequel il figurait depuis sa création, fin 1987, est le signe de l’impact catastrophique de la crise sanitaire sur le secteur du tourisme et du transport.  Début août, le groupe présidé par Sébastien Bazin a annoncé une perte nette (part du groupe) de 1,5 milliard d’euros au titre du premier semestre, pour un RevPAR (revenu par chambre disponible pour un hôtel) en baisse de 59,3%, dont un plongeon de 88,3% rien qu’au deuxième trimestre. « On comptait 1,4 milliard de voyageurs en 2019, on en prévoit 400 millions en 2020. C’est un retour trente ans en arrière », avait alors déploré le directeur général adjoint et directeur financier, Jean-Jacques Morin. Tant qu’un vaccin ou qu’un traitement ne seront pas disponibles, il sera bien difficile pour l’hôtelier d’y voir plus clair

Plus de 30 millions de cas dans le monde

En attendant, la pandémie provoquée par le SRAS-CoV-2 continue de faire des ravages. Depuis son apparition en Chine au mois de décembre 2019, elle a fait au moins 953.000 morts dans le monde, pour plus de 30,5 millions de cas d’infection officiellement diagnostiqués. De l’Islande à la Grèce, en passant par le Danemark, la France ou l’Espagne, les mesures de restriction se multiplient en Europe pour tenter de contenir la deuxième vague de l’épidémie.

Il n’y a pas qu’Accor qui chute. Le transporteur Air France-KLM lâche 5,5%, le gestionnaire des aéroports parisiens ADP abandonne 5,7% et, dans le secteur aéronautique, Airbus perd 3,9%, Safran 4,2% et Thales 4%.

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