Au-delà des salaires, la question des avantages est centrale pour réduire la pénurie de main d’œuvre selon le CESE

L'institution, saisie par le gouvernement, estime que la simple question du salaire n'est pas suffisante pour renforcer l'attractivité de ces métiers. Elle appelle par les branches à multiplier les efforts.

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Cela n’a échappé à personne, de nombreux métiers sont aujourd’hui en tension et donc en pénurie de personnels en cette période de reprise. Métiers de la santé, de l’hôtellerie-restauration, de la logistique, de l’aide à domicile…, selon la Dares et Pôle emploi, 6 métiers sur 10 étaient en forte tension, alors que seul 1 sur 4 l’était en 2015.

Le gouvernement tente d’actionner plusieurs leviers pour renforcer l’attractivité de nombreux métiers… souvent mal payés. D’où l’importance des négociations de branche pour des revalorisations salariales.

Mais il faut aller plus loin, notamment plus loin que la simple question du salaire, estime dans une série de 20 propositions le Conseil économique et social, saisi par le gouvernement en septembre dernier.

Parmis elles (et placée en tête de liste): offrir aux salariés des chèques avantages comme des chèques déjeuner, chèques mobilité, chèques logement, chèque garde d’enfant… Cela n’a rien d’anecdotique puisque souvent, les entreprises des secteurs en tension n’ont pas la taille ou les moyens nécessaires pour proposer ce genre de bonus à la différence des plus grandes entreprises.

Se regrouper et anticiper

Le CESE appelle donc les branches et les entreprises à négocier des avantages mutualisés en faveur du pouvoir d’achat des salariés. Il propose que ces avantages collectifs bénéficient d’une exonération fiscale et sociale.

Si ces métiers séduisent peu, c’est aussi parce que les conditions de travail sont difficiles et que les horaires sont parfois décalés. Le CESE appelle donc au développement d’offres d’accueil des jeunes enfants notamment en « diminuant les écarts de reste à charge pour les familles selon qu’elles ont recours à un mode d’accueil collectif ou individuel, de manière à rendre l’accueil par une assistante maternelle aussi accessible que les autres modes d’accueil ».

Autre piste, la création de groupements d’employeurs qui « peuvent représenter une solution concrète aux tensions de recrutement pour les petites structures qui ne bénéficient pas de moyens financiers importants ou services de ressources humaines ». (…) Lire la suite sur BFM TV

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