Le géant du tourisme Airbnb part à l’assaut des campagnes françaises

Le géant du tourisme Airbnb s'associe à l'association des maires ruraux de France pour s'implanter davantage en milieu rural. En Centre-Val de Loire, les acteurs du secteur semble favorable à un développement de l'offre dans la région, peu importe le moyen.

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Airbnb, ce n’est pas une fin, c’est un moyen. » Voilà la philosophie de l’association des maires ruraux de France (AMRF), qui a renouvelé le 14 avril dernier son partenariat avec le géant du tourisme américain, enrichi de nouveaux objectifs. En 2019, les deux avaient conclu une alliance inédite, visant à développer le tourisme rural.

Deux ans plus tard, les deux partis estiment avoir gagné leur pari. « On est satisfaits de ce partenariat, donc on le renouvelle« , s’enthousiasme John Billard, secrétaire général de l’AMRF et maire du Favril, en Eure-et-Loir.

Un renouvellement avec quelques lignes en plus. Ce partenariat mouture 2021 annonce un objectif ambitieux : 15 000 nouveaux logements loués sur Airbnb d’ici à la fin 2021. Pendant ce temps, l’AMRF met sa communication au service de la plateforme de réservation en ligne, qui s’engage à reverser, sur un fonds dédié, 100 euros pour chaque nouvelle annonce créée en milieu rural.

Gagnant-gagnant ?

Pour l’AMRF, ce fonds « Campagnes d’avenir » doit servir à financer le développement touristique des communes rurales, tandis qu’Airbnb souhaite capitaliser sur « l’énorme potentiel touristique de la France rurale« , explique l’entreprise.

Car Airbnb est en quête d’un nouveau souffle : en 2020, ses recettes ont chuté de 30% à cause de la crise sanitaire, qui n’a épargné aucune zone touristique dans le monde. A part peut-être la campagne ? « La crise du Covid a mis en exergue que les urbains ont besoins de prendre l’air, souligne John Billard. Puis, en ce moment, il y a moins de déplacements à l’étranger. »

Si bien que le tourisme rural a le vent en poupe. « J’étais il y a une heure dans un centre de réservation à Orléans, et ils sont submergés d’appels depuis l’annonce de la levée des dix kilomètres le 3 mai« , assure Luc Thomas, responsable Gîtes de France pour le Loiret et le Centre-Val de Loire. « Les territoires ruraux deviennent tendance« , confirme Marc Richet, directeur général du comité régional du tourisme. (…) Lire la suite sur France 3

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