Hôtellerie : celle de plein air est optimiste quand l’autre nage en plein doute

Alors que le secteur de l’hôtellerie classique s’inquiète, celle de plein air se prépare, elle, à une ruée sur les campings cet été

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Au siège parisien de l’Union des Métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH) on nage en plein doute quant à la saison à venir pour le secteur, alors que de nombreux établissements, un sur deux, restent fermés et n’ont de fait pas encore ouverts les réservations. Pierre Courtois de Viçose, PDG du groupe hôtelier Altica (sept hôtels de l’enseigne Ah !) illustre parfaitement ces interrogations. « Six de nos 7 hôtels sont fermés depuis octobre dernier. Tous les canaux de distribution comme les agences, les OTA (NDLR. Online Tourism Agency) de type Booking ou Expedia, ne donnent rien actuellement”.

Manque de bras ?

Pour autant la profession croit encore en une saison estivale 2021 réussie. « Si nous ne croyons pas beaucoup à un retour massif des étrangers, public très important pour l’activité de centre-ville notamment, nous savons que l’envie des touristes Français pour les destinations littorales est forte. Nous nous attendons à faire, comme l’an dernier, de très bons mois de juillet et août, mais cette perspective pose, elle aussi une question : avec quelles équipes allons-nous les accueillir ? »

En effet, à l’image du groupe Accor qui annonce avoir « perdu de vue » 20 000 de ses 180 000 collaborateurs Français, le monde de l’hôtellerie se heurte à une incertitude encore plus forte que celle concernant le taux de fréquentation de ses chambres : les ressources humaines. « Depuis un mois j’ai lancé une campagne de recrutement de saisonnier » précise le PDG du groupe girondin Altica. « Mais pour le moment cela n’est pas concluant, les saisonniers qui répondent ne sont pas au niveau et, pire encore, il semble difficile de faire revenir une partie de nos équipes dans les hôtels. »

Rythme continu

Du côté de l’hôtellerie de plein air la visibilité, malgré les contraintes sanitaires et un calendrier flou est plus grande. « Nous sommes dans une meilleure situation que l’an dernier à la même époque » explique Olivier Lachenaud, DG de la chaîne de 44 « Camping Paradis. » (…) Lire la suite sur Sud Ouest