Fait divers, Belgique | Pas de sanction pour le jeune stagiaire qui s’est incrusté dans la chambre d’hôtel de deux filles la nuit, à Spa

Une ombre qui s’introduit la nuit dans une chambre d’hôtel, ça a de quoi effrayer fortement les deux femmes qui y dorment. Pour le jeune stagiaire de l’hôtel spadois qui a comparu devant le tribunal correctionnel, c’était dans le seul but de voler un GSM. Les deux femmes affirment que c’était plutôt dans le but d’abuser de l’une d’elles. Le Français risquait 30 mois de prison. Il a finalement obtenu la suspension du prononcé.

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C’est vraiment une drôle d’histoire qui s’est déroulée dans un hôtel de Spa le 27 mars 2018. Vers 3 heures du matin, deux copines qui passaient le week-end dans cet hôtel dormaient profondément lorsque l’une d’entre elles se réveille brusquement en sentant une présence humaine étrangère et surtout une main se baladant entre ses cuisses. Pétrifiée, elle réveille sa copine qui se met alors à hurler, faisant fuir l’individu par le balcon.

Les services de sécurité de l’hôtel n’eurent pas du mal à identifier l’agresseur fantôme, grâce aux caméras de surveillance. Il s’agissait de Lucas, un jeune Français de 18 ans, en stage à l’hôtel, et qui logeait dans la chambre voisine des deux copines.

Ce qui lui a valu, trois ans plus tard, d’être poursuivi devant le tribunal correctionnel pour attentat à la pudeur. L’homme, qui travaille désormais en Suisse, avait présenté une défense assez loufoque. « J’avais assez bien bu toute la soirée. Lorsque je suis rentré dans ma chambre, je suis allé sur le balcon, et j’ai vu que la porte de l’autre chambre contiguë était ouverte. J’ai eu l’attention attirée par l’écran d’un GSM posé à côté du lit. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, mais je suis entré dans la chambre pour voler le GSM. J’ai alors trébuché sur quelque chose, je suis tombé et je me suis raccroché au lit. La personne s’est réveillée et a cherché à m’agripper. J’ai repoussé sa main, et je suis parti. »

Se rend-il compte de la frayeur qu’il a dû causer aux deux femmes ? « Oui, je me mets à leur place. Ce n’est pas une chose que j’apprécierais. Mais je n’avais pas l’intention de toucher la personne. »

Intention sexuelle évidente

Cette version accidentelle, la partie civile se permet d’en douter fortement. Pour elle, cette version n’a pas de sens et l’intention sexuelle est évidente. Pour la (…) Lire la suite sur SudInfo.be