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Confinement partiel : le tourisme en berne à La Réunion

Les restrictions sanitaires, la limitation des déplacements dans un rayon de dix kilomètres de son domicile (cinq kilomètres le dimanche), impactent le secteur touristiques. De nombreuses structures touristiques voient leurs annulations se multiplier et leur chiffre d'affaires baisser drastiquement. Plongée, parapente, hélicoptère, hôtel ou gîtes espèrent un retour "à la vie normale" au plus vite pour le bien de leur commerce (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

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Suite à la flambée des contaminations sur l’île, le préfet Jacques Billant, a annoncé un confinement partiel et un couvre-feu strict le 29 juillet dernier. Parmi les mesures annoncées : la fermeture des établissements recevant du public, comme les restaurants ou les bars, mais aussi la limitation des déplacements dans un rayon de 10 km, cinq km le dimanche.

Pour rappel, toutes les activités touristiques sont encore réalisables à La Réunion. Encore faut-il se trouver dans un rayon de 10 km maximum. De nombreuses structures continuent leur activité, malgré une baisse de l’affluence touristique. Seuls les restaurants et les bars ont dû fermer entièrement leurs portes.

– Une baisse de l’affluence –

« Nous avons eu une cinquantaine d’annulations depuis les annonces du préfet » regrette Romain, moniteur au centre de plongée ‘O Sea Bleu’ à Saint-Gilles. « Ça correspond à une perte de 70% de notre chiffre d’affaires. »

Même constat pour la compagnie aérienne « Corail Hélicoptère » : « la plupart des touristes ont annulé leur voyage. Nous n’avons pas assez de visibilité pour calculer notre perte de chiffre d’affaires. Cependant, nous avons réduit le nombre de vols. Nous avons encore quelques clients qui viennent de Saint-Gilles ou de Saint-Pierre, qui eux sont dans un rayon de dix kilomètres » explique Delphine, l’une des salariées de la structure.

Avec les nouvelles normes arrêtées, les groupes de réservation pour les activités touristiques sont passés de six à cinq personnes. Olivier, le gérant « d’Adventure Réunion », une structure d’escalade et de canyoning, affirme avoir perdu plus de la moitié de son chiffre d’affaires. « Depuis les annonces du préfet, le 29 juillet dernier, plus de deux tiers de nos clients ont annulé. »

– Les hôtels et les concessionnaires de voitures moins touchés par cette mesure – 

« Nous on s’attendait à pire, nous avons eu une trentaine d’annulations seulement », note Julie, l’une des salariées de « Garcia Location », une structure de location de voitures, basée à Saint-Denis. Elle s’explique : « beaucoup de personnes viennent ici pour rendre visite à leur famille. Donc le fait de ne pas pouvoir visiter l’île les dérange peu. »

L’hôtel Créolia de Saint-Denis dénombre quant à lui une vingtaine d’annulations, 17 précisément, « une bonne surprise par rapport à ce qui était attendu ». « Ce sont principalement des Métropolitains qui ont annulé, mais aussi des locaux qui considèrent que sortir du périmètre est beaucoup trop dangereux. Globalement on ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais on s’attendait à pire. » A l’hôtel, de nouvelles réservations arrivent encore.

– En chiffres – 

Ibrahim Patel, président de la Chambre des commerces et de l’industrie de La Réunion (CCIR), indique que les chiffres du dernier sondage auprès du personnel de l’hôtellerie et de la restauration ne sont pas réconfortants. « La perte de leur chiffre d’affaires s’élève à 66% depuis le début de la crise sanitaire. Lee taux d’occupation dans les hôtels et gîtes était de 57% en 2019 et est passé à 15% en 2021 » liste-t-il.

Un dernier chiffre alarmant : « 67%, c’est le nombre de dirigeants d’entreprises, tous secteurs confondus – restauration, hôtellerie, centres commerciaux – qui estimennt ne pas pouvoir se rémunérer » ajoute Ibrahim Patel. (…) Lire la suite sur IMAZPRESS

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