A Paris, comment l’hôtel Monte Cristo reste ouvert malgré les restrictions

Avec ses formules packagées et des prestations repensées, l’hôtel Monte Cristo (4 étoiles), à Paris, attire une clientèle nouvelle.

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Maintenir un hôtel en fonctionnement sans touristes, tel est le défi que relève l’hôtel Monte Cristo, dans le 5ème arrondissement. Ouvert en 2018, l’établissement (4 étoiles) de 50 chambres reste ouvert, malgré les multiples restrictions. “La clientèle est principalement parisienne, française et belge. C’est une nouvelle clientèle, qui ne connaissait pas l’établissement. Nos clients recherchent la coupure, ils n’ont pas l’impression d’être confinés”, observe Florian Bitker, directeur des opérations du groupe Hôteliers impertinents.

En temps normal, à cette période printanière, l’hôtel affichait un taux d’occupation de 85%, au prix moyen de 230 euros. Actuellement, il s’élève à 40%, avec un prix moyen de 190 euros la nuit. Afin de gagner en attractivité, plusieurs packages ont été créés, alliant, selon les formules, chambre, piscine, petit-déjeuner, dîner et dégustation privée de rhums, de 250 à 600 euros. L’hôtel Monte Cristo s’appuie sur l’une des six piscines actuellement ouvertes dans la capitale. L’accès au bassin (hors sauna dans le contexte actuel) est désormais réservé à un même groupe de clients à la fois, pour une durée de 45 minutes.

Un bar réadapté

Autre atout de l’hôtel, le 1802, son bar spécialisé dans la dégustation du rhum, avec des cocktails pointus et des références triées sur le volet, voire exclusives. Son équipe s’efforce de guider les clients dans leur parcours de découverte du spiritueux. La salle de l’établissement étant fermée, les cocktails, “plus festifs”, sont servis en room service. Des sessions de dégustation guidée, elles aussi organisées en chambre, peuvent être commandées.

“Les équipes de restauration et du bar ont dû s’adapter au room service. Nous avons une carte plus simple, puisque nous ne pouvons pas expliquer les plats et les cocktails en chambre. Il y a une meilleure communication entre le bar, le restaurant et la réception”, explique Florian Bitker. Une vingtaine de plateaux-dîners sont servis le soir. Autre activité nouvelle, celle de création de cocktails à emporter : 200 bouteilles ont été vendues en trois mois, auprès des clients de l’hôtel et de cavistes. (…) Lire la suite sur Business & Marchés