jeu 30 juin 2022
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Paris

Stephan Eicher raconte sa passion pour les hôtels, dans lesquels il aime écrire, composer et enregistrer

Dans "Le grand entretien", Vincent Josse recevait Stephan Eicher et cela a donné lieu à un échange passionnant sur ses débuts, ses succès, ses amitiés et sa passion pour les hôtels.

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(…° Bien que décrit par beaucoup comme un aventurier, un explorateur, Stephan Eicher aime aussi le confort provisoire d’hôtels, dans lesquels pour certains il a ses petites habitudes. Habitant actuellement près de Berne avec sa famille, il se déplace encore beaucoup au gré des concerts, festivals et enregistrements, mais il aime aussi voyager, bouger, pour le plaisir et enregistrer de la musique dans des hôtels, qu’il voit comme des décors inspirants.

@ credit Le Pavillon de la Reine

Dans « Le Grand atelier » qui lui est consacré, Stephan Eicher veut nous faire visiter un lieu qu’il côtoie depuis fort longtemps, l’hôtel Pavillon de la Reine, à Paris.

Stephan Eicher, habitué d’un hôtel place des Vosges

L’hôtel Pavillon de la reine est un lieu qu’il fréquente depuis longtemps lorsqu’il se rend à Paris et qu’il affectionne tout particulièrement. Il nous raconte son histoire avec ce lieu, au départ petit hôtel devenu luxueux.

« On est dans un lieu assez magique, pour moi qui adore les hôtels. Je suis musicien, ça veut dire que les trois-quarts de mon temps, je suis en voyage, je visite mon public. Là je suis à Paris, place des Vosges, dans une cour intérieure qui s’appelle l’hôtel Pavillon de la reine, duquel je suis client. Je suis le plus ancien client. Je crois que pour ma fidélité, je vais recevoir une espèce d’écharpe bientôt, comme Miss France. »

Le quartier, situé entre la Bastille et l’Hôtel de ville, a changé entre le moment où Stephan Eicher a commencé à y venir et maintenant. Il nous raconte :

« Dans le temps, c’était un petit peu la zone. C’était un hôtel un peu abîmé. Ce n’était pas l’hôtel de luxe que c’est devenu aujourd’hui et je trouvais ça si charmant. Je peux vous dire que j’adore Paris. Quand on se retrouve dans cette cour, on est ailleurs. On est dans une cour avec l’hôtel et il y a aussi la place des Vosges avec les fameux appartements symétriques. » (…)

 

Écrire et enregistrer dans différents hôtels dans le monde

Stephan Eicher a enregistré dans divers hôtels, pas uniquement à Paris. Il a aussi fait paraître un disque qui s’intitule « Carcassonne », sorti en 1993, et enregistré dans un hôtel de Carcassonne. Le musicien est inspiré par les hôtels pour écrire, mais pour enregistrer, c’est un peu plus compliqué, comme il l’explique :

« C’est une évidence pour moi d’écrire dans des hôtels mais c’est moins évident d’enregistrer parce que l’hôtel doit fermer un ou deux mois. Il faut les persuader qu’on enlève le portail parce qu’on doit faire passer une grande console. Il faut leur dire que ça va faire du bruit à 3 heures du matin parce que les amplis dans des salles de bain, ça sonne super bien. S’il y a trente salles de bain, bien entendu, je vais essayer les trente salles de bain. Avec un peu de baratinage, on arrive à beaucoup de choses. »

L’artiste suisse a enregistré dans des hôtels chics, aujourd’hui mythiques, comme l’hôtel Costes.

« J’ai fait un disque à l’hôtel Costes qui est aujourd’hui un des endroits les plus chics à Paris ou même dans le monde. C’était l’ouverture. L’hôtel n’avait pas encore eu de clientèle. Antoine de Caunes, mon ami, y habitait pour des raisons de changement de vie un peu précipité et il me disait de venir à l’hôtel. J’y suis allé et tout à coup, je me suis dit que je pourrais peut-être amener mon studio, et des musiciens, des musiciennes, ici. J’ai fait un disque qui s’appelle ‘1000 vies’ dont 30% ont été fait à l’hôtel Costes. » (…)

L’hôtel, métaphore de la vie et théâtre

Stephan Eicher voit les humains comme des passagers sur Terre et trouve qu’un séjour dans un hôtel est une belle métaphore de notre passage ici-bas.

« Vous recevez les clés et c’est chez vous. Pour moi, l’hôtel, c’est l’image de la vie. On arrive, on prend la clé, on descend, on paye et on redonne la clé. Et puis c’est quelqu’un d’autre qui, avec sa propre histoire, prend la chambre. » (…) Article complet et suite sur Radio France

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