Aviation d’affaires | Otto Aerospace franchit un cap décisif vers la certification du Phantom 3500

L'avionneur américain Otto Aerospace a annoncé ce 8 juin une étape réglementaire majeure pour son programme phare, le Phantom 3500 : la clôture du document dit « G-1 Issue Paper », qui établit la base de certification de l'appareil auprès de la FAA (Federal Aviation Administration), l'autorité américaine de l'aviation civile, au titre de la réglementation 14 CFR Part 23. Une avancée qui rapproche de la réalité le premier jet d'affaires au monde à écoulement laminaire transsonique - et qui intéresse au premier chef l'écosystème de l'hôtellerie de luxe, tant l'aviation privée façonne les flux de sa clientèle ultra-premium

Perspectives

Sidebar gauche
Article top ad ☟

Un cadre réglementaire désormais posé

La finalisation du G-1 fixe clairement le cadre réglementaire de la certification de type de l’appareil. Candidat officiel à la certification auprès de la FAA depuis septembre 2025, Otto Aerospace a stratégiquement choisi la « Part 23 » pour tirer parti des gains d’efficacité introduits par son amendement 23-64. L’avionneur travaille déjà, en parallèle, avec la branche de certification Est de la FAA à la clôture du document G-2, qui définira les moyens de mise en conformité du programme.

« C’est un moment immense pour toute l’équipe Otto et un jalon vraiment enthousiasmant pour le Phantom 3500 », s’est félicité Scott Drennan, le nouveau Président-Directeur Général d’Otto Aerospace. « Maintenant que la base de certification est en place, le programme passe à la vitesse supérieure dans son exécution. Nous sommes alignés avec la FAA sur ce que nous devons démontrer, et cela nous donne un véritable élan vers le premier vol et l’entrée en service. » Kerri Hinton, Directrice des Essais et de la Certification, a salué pour sa part « l’engagement continu de la FAA » et réaffirmé un attachement « inébranlable » à la sécurité.

Article inline ad 1 ☟
Cover ad 2
Article inline ad ☟

Premier vol en 2027, entrée en service visée pour 2030

Cette étape témoigne aussi de l’intérêt du régulateur pour les innovations de rupture de l’appareil : la technologie d’écoulement laminaire transsonique – qui réduit drastiquement la traînée aérodynamique, et donc la consommation – et la cabine « Supernatural Vision », des avancées qu’aucun constructeur n’avait jusqu’ici portées en certification à cette échelle. Le programme, qui vient de passer avec succès sa revue de conception préliminaire, est entré en phase d’essais de matériaux avancés, avec le soutien de fournisseurs de premier rang.

Le premier vol devrait intervenir en 2027, pour une entrée en service visée en 2030. Les essais en vol seront conduits depuis le nouveau port d’attache de la société, l’aéroport de Cecil à Jacksonville, en Floride, qui la positionne pour la phase suivante d’industrialisation. Le programme est surtout adossé à une commande ferme de 300 appareils passée par Flexjet, valorisée à plus de 5 milliards de dollars – l’un des plus importants engagements de l’histoire de l’aviation d’affaires, signe de la confiance du marché dans la vision d’Otto Aerospace. Un marché de l’aviation privée qui, porté par le voyage d’affaires (lire notre article : https://latribunedelhotellerie.com/hotels-aviation-affaires-jet-prive-clients/)., a retrouvé un rythme de croisière stable.

Article bottom ad ☟
- Publicité -spot_img
Sidebar droit

Dernières nominations