Les restaurateurs libanais plient bagage

Athènes, Dubaï, Le Caire, Londres, Doha. Les acteurs du secteur de l’hôtellerie et de la restauration se tournent plus que jamais vers l’étranger. Après un an de fermeture, un dollar qui flirte avec les 13.000 LL, et l’explosion du port de Beyrouth, nombreux sont ceux qui cherchent une porte de sortie.

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L'inévitable exode ?

Partir ou rester. C’est la question que se posent de nombreux restaurateurs depuis depuis le début de la crise, en octobre 2019. Makram Rabbath a tenu bon jusqu’à l’explosion du 4 août. Le Petit Gris, son bistrot français du quartier Saïfi, ouvert en 2011, est alors fermé depuis un an à cause de la crise sanitaire. L’explosion y a provoqué d’importants dégâts, chiffrés à 50.000 dollars.

Grâce au concours de différentes ONG et un apport en fonds propres, il a réhabilité l’établissement, mais il ne prévoit pas de le rouvrir à court terme. «Avant le 4 août, je pensais déjà partir. L’explosion a été un déclencheur. J’ai une lecture très pessimiste de ce qui se passe au Liban. Dans le secteur de la restauration, c’est encore pire. Le Liban est sorti de la carte».

Athènes, une destination qui monte

À moins de deux heures de vol de Beyrouth, il s’est installé à Athènes au mois de septembre dernier. Pour l’instant, il étudie le marché grec avant de se lancer dans un nouveau projet quand la situation sanitaire le permettra.(…)Lire la suite sur Le Commerce du Levant

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