Propagation rapide, toiture en chaume et vent : un cocktail fatal
L’incendie s’est déclaré en pleine nuit, ne laissant que peu de temps pour organiser une évacuation ordonnée. Selon le Centre des opérations d’urgence dominicain (COE), la propagation a été d’une rapidité exceptionnelle, favorisée par deux facteurs conjugués : des vents forts et la présence de toitures en chaume sur une partie du complexe, matériau hautement inflammable caractéristique de certains resorts caribéens. La cause exacte du sinistre reste inconnue à ce stade, une enquête ayant été ouverte par les autorités.
Une évacuation massive et coordonnée saluée par les autorités
La coordination entre les autorités, les organismes d’intervention et le personnel de l’hôtel a permis l’évacuation sécuritaire de 1 690 personnes. Les clients évacués ont été pris en charge et relogés dans d’autres structures d’hébergement de la région.
Dans un communiqué publié par le Ministère du Tourisme de la République Dominicaine, les autorités ont tenu à apporter une réponse institutionnelle à l’incident, en insistant sur trois points.
Sur la gestion de crise d’abord : l’évacuation a été menée « de manière ordonnée, efficace et en toute sécurité », grâce à l’activation immédiate des protocoles d’urgence par les équipes de l’hôtel, en coordination avec le COE, les sapeurs-pompiers, la Défense civile, la Police nationale et les autorités locales. Juan Manuel Méndez, directeur du COE, a qualifié cette intervention de démonstration du « niveau de préparation et de la capacité de réaction dont dispose la République Dominicaine. »
Sur la nature de l’incident ensuite : les autorités ont insisté sur le caractère « isolé » de l’événement, précisant que l’ensemble des destinations touristiques du pays – Bayahíbe, La Romana, Punta Cana, Samaná, Puerto Plata – continuent de fonctionner normalement.
Sur l’engagement de la destination enfin : la République Dominicaine « réaffirme son engagement en faveur de la sécurité et du bien-être de ses visiteurs » et annonce le renforcement continu de ses protocoles de prévention, de gestion des risques et de réponse aux urgences.
Un resort emblématique de Bayahibe quasi-entièrement détruit
Le Viva Wyndham Dominicus Beach est un établissement touristique bien connu de Bayahibe, destination balnéaire réputée de la côte est dominicaine. Situé en bord de mer, il accueille chaque année de nombreux visiteurs internationaux. Cet incendie intervient dans un contexte de montée en puissance de l’offre hôtelière dominicaine, où les grandes chaînes internationales renforcent leurs structures – Hyatt y a récemment nommé Pedro Tomás à la vice-présidence des opérations pour superviser quatre propriétés clés dans la région.
Ce drame rappelle, comme l’incendie de l’Ibis Malaga ou celui de l’hôtel Oloffson en Haïti, la vulnérabilité spécifique des actifs hôteliers face au risque incendie : matériaux de construction traditionnels dans les destinations resort, densité de clients en pleine nuit, propagation rapide dans des structures de plain-pied. Pour les opérateurs, propriétaires et asset managers, l’événement pose une nouvelle fois la question des audits de sécurité incendie, de l’adéquation des matériaux de toiture dans les zones climatiques à fort vent, et de la robustesse des protocoles d’évacuation en situation de crise nocturne.
At a Glance 👀
Fire destroys Viva Wyndham Dominicus Beach resort, Bayahibe, Dominican Republic, night of June 20-21, 2026
One fatality: Italian tourist Francesca Valentino, 46 years old; several injured, 3 hospitalised
1,690 guests, employees and contractors safely evacuated; hotel occupancy was 84% at the time of the fire
Fire spread rapidly due to strong winds and thatched roofing on part of the complex
Cause of fire under investigation; Dominican emergency authorities (COE) praised coordination of evacuation response
Property almost entirely destroyed; evacuated guests relocated to alternative accommodation











