Restauration : la détresse des contrats occasionnels

Pour les salariés de la restauration en contrat saisonnier, la crise sanitaire est dramatique. Les occasionnels ne sont pas salariés, ils n'ont pas le droit au chômage partiel.

Perspectives

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Myriam Hecq est maître d’hôtel, elle travaille en fonction des besoins pour des traiteurs lors de mariages ou de soirées d’entreprise. Avec la crise sanitaire et deux confinements, elle n’a eu que quelques contrats en juin et depuis, plus rien. « C’est ma carrière qui est en train de me glisser entre les mains. Notre vie de famille qui est en train de nous glisser entre les mains, notre avenir et ça, c’est quelque chose d’insupportable », témoigne-t-elle.

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« C’est un gros sacrifice »

Myriam touche une aide de Pôle emploi qui se termine dans quatre mois. Son époux est au chômage partiel, il a vu son salaire baisser. Au total, le couple a perdu 2 000 euros mensuels. Impossible pour eux de continuer à rembourser le crédit de la maison et les charges. Leur solution pour s’en sortir : vendre la maison et retourner vivre chez les beaux-parents. « On quitte une famille, on quitte pour nos enfants une école, c’est un gros sacrifice, mais qu’il faut faire », témoigne Myriam Hecq. Dans le secteur hôtelier, ils seraient 70 000 en contrat journalier, dans une situation précaire.

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