.📈 Une reprise solide du développement hôtelier
Après plusieurs années de recul entre 2016 et 2020, le parc hôtelier des Alpes-Maritimes renoue avec la croissance. En 2025, il totalise 570 hôtels représentant 26 850 chambres, soit 4 % du parc national. La seule ville de Nice concentre 46 % de cette capacité.

Entre 2024 et 2025, l’offre s’est enrichie de 450 nouvelles chambres, marquant une hausse de +1,7 % et retrouvant ainsi un niveau d’équilibre observé sur la décennie. L’année 2024 s’est illustrée comme l’une des plus dynamiques de la décennie avec 7 créations d’hôtels (dont 5 à Nice) et 9 remises en marché.
🌟 Un attrait croissant pour le haut de gamme… mais pas seulement
Cette reprise est soutenue par plusieurs facteurs :
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le dynamisme touristique des grandes villes,
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la montée des courts séjours boostés par les liaisons low-cost,
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l’intérêt des investisseurs pour les segments premium,
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et la volonté des groupes hôteliers de s’implanter en région.
Si le segment luxe et haut de gamme reste moteur, la conférence a aussi mis en avant l’émergence de projets dans le lifestyle hôtelier, tous segments confondus – à Nice, mais aussi à Théoule-sur-Mer et Cannes.

🔎 Performances économiques : stabilité et progression
De janvier à mai 2025, les performances hôtelières azuréennes progressent légèrement. La tendance baissière observée au premier quadrimestre a été inversée par les bons résultats de mai, grâce aux ponts du calendrier.
Sur la Côte d’Azur :
- Le taux d’occupation reste stable.
- La hausse du prix moyen permet une croissance de +2 % du chiffre d’affaires hébergement.
À Nice, le RevPAR progresse sur toutes les gammes.
À Cannes, en revanche, les performances sont en recul de -5 %, notamment à cause de l’absence du MIPTV 2025 (2e salon mondial de la télévision) et d’une météo défavorable en avril. Le Festival de Cannes a toutefois permis de redynamiser la fréquentation.
📍 Une attractivité régionale à consolider
Sur les dix dernières années, le développement hôtelier a surtout profité aux grandes agglomérations et aux stations de sports d’hiver, alors que le littoral enregistre un léger recul (-4 %), lié à la pression foncière et à la fermeture d’hôtels sans repreneur.
Le constat est clair : la Côte d’Azur demeure un territoire attractif, avec une reprise soutenue de l’offre et des performances solides, malgré certaines fragilités localisées. Un climat propice aux investissements hôteliers et à la diversification des concepts.





