Covid-19 : en dépit de la crise, la grande braderie des hôtels n’a pas lieu

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Les vautours tournent en vain. Il y a un an, quelques fonds de capital-investissement sont venus aux renseignements auprès des spécialistes de l’hôtellerie française, guettant quelque carcasse à reprendre des mains d’un propriétaire en difficulté. Las : il y a peu d’affaires à faire. L’hôtellerie a vu sa clientèle s’évanouir dans des proportions jamais vues depuis la seconde guerre mondiale, mais la valeur des hôtels, grâce à la partie immobilière, y est presque insensible.

Comme dans le reste de l’économie, on trouve peu d’établissements à la barre du tribunal de commerce. De quoi décevoir les gros fonds, américains notamment, qui frétillaient à l’idée de saisir l’occasion de s’implanter dans les capitales européennes. « En tant qu’investisseur, je suis ravi… Il va y avoir tellement de casse », disait sans fard le PDG du fonds Starwood Capital, Barry Sternlicht, en octobre 2020, lors d’un sommet sur l’hôtellerie organisé en Arabie saoudite.

D’autres fonds d’investissement s’étaient constitués dans le but avoué de racheter des hôtels dont les coûts fixes ne pourraient plus être supportés par les propriétaires, privés de revenus. Mais le déploiement précoce des vaccins et l’aide continue de la plupart des gouvernements occidentaux ont incité les propriétaires à jouer la montre et à ne pas céder à la panique.

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« L’arlésienne qu’on ne voit jamais »

« On est à l’affût, mais rien ne se vend, constate Pierre-Frédéric Roulot, le patron de Louvre Hotels, deuxième groupe hôtelier européen. On regarde des plates-formes de dix, voire 30 hôtels, que l’on pourrait racheter en Europe, mais il n’y en a pas encore. Tout le monde mise sur la “revanche des consommateurs” une fois la vaccination déployée, sur le modèle de ce que l’on voit aujourd’hui dans l’hôtellerie américaine. »

Philippe Bijaoui, directeur de l’agence de transaction hôtelière Christie & Co, est bien en peine de conseiller des opportunités à ses acheteurs : « Le “distressed asset” [l’hôtel à vendre parce qu’il va très mal], c’est l’arlésienne qu’on ne voit jamais. Après la crise économique de 2008, il y avait eu très peu de bonnes affaires également. A l’époque, personne ne pouvait acheter. Aujourd’hui, il y a énormément de liquidités mais très peu de vendeurs. » (…) Lire la suite sur Le Monde (article payant)

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