Un secteur en détresse après le budget 2024
Le budget 2024 a porté un coup dur à l’hôtellerie-restauration, un secteur qui, historiquement, . Pourtant, depuis neuf mois :
- 89 000 emplois supprimés (contre une moyenne de 26 000 créations annuelles sur la décennie précédente).
- 1 entreprise sur 3 en perte.
- 76 % des établissements ont augmenté leurs prix.
- 63 % ont réduit les horaires de leurs employés.
- 40 % ont annulé ou réduit leurs investissements.
« Nous sommes un secteur qui créé des emplois accessibles pour tous, partout dans le pays, mais aujourd’hui, nous sommes étouffés par les taxes, » alerte UKHospitality, le syndicat professionnel.
Une fiscalité disproportionnée
L’hôtellerie-restauration est le secteur le plus taxé de l’économie britannique :
- sont prélevés en taxes.
- (contre une moyenne de 10-13 % dans l’UE), ce qui pénalise la compétitivité face aux voisins européens.
- Cotisations sociales (NICs) mal conçues : Un employé gagnant 25 000 £ est deux fois plus pénalisé qu’un employé gagnant 150 000 £.
« Ces mesures découragent l’embauche et étouffent la croissance, alors que nous sommes un secteur clé pour l’économie locale, » souligne le rapport d’UKHospitality.
Trois mesures urgentes pour sauver le secteur
Face à cette crise, UKHospitality demande au gouvernement d’agir d’urgence dans le prochain budget avec trois mesures phares :
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Réduire les taxes locales (business rates) pour revitaliser les centres-villes
- Les commerces de centre-ville, pilier de l’économie locale, sont pénalisés par un système fiscal déséquilibré.
- Proposition : Étendre le rabais maximal pour les entreprises dont la valeur locative est inférieure à 500 000 £, et exempter les grands établissements de la surtaxe.
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Réformer les cotisations sociales (NICs) pour favoriser l’emploi
- Les jeunes et les personnes en réinsertion professionnelle doivent être exonérés de cotisations pour stimuler l’embauche.
- « Cela réduirait la facture sociale et doperait la création d’emplois, » explique UKHospitality.
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Baisser la TVA à 10 % pour relancer les investissements
- Un taux réduit (comme en France ou en Allemagne) permettrait de :
- Stimuler la consommation dans les restaurants et hôtels.
- Rendre le secteur plus compétitif face aux destinations européennes.
- Encourager les investissements dans les zones rurales et côtières.
- Un taux réduit (comme en France ou en Allemagne) permettrait de :
« Une TVA à 10 % serait un ballon d’oxygène pour notre secteur, » insiste le syndicat.
Un secteur essentiel pour l’économie britannique
L’hôtellerie-restauration est un pilier social et économique :
- 140 milliards de livres de contribution annuelle à l’économie.
- 54 milliards de livres de recettes fiscales par an.
- (dont beaucoup en temps partiel, premiers emplois ou réinsertion).
- Création de lien social : Les cafés, restaurants et hôtels sont des lieux de vie dans les villes comme dans les campagnes.
« Nous ne demandons pas des subventions, mais une fiscalité juste qui nous permette de créer des emplois et de soutenir les communautés locales, » déclare UKHospitality.
Une
La campagne #TaxedOut appelle les professionnels et les citoyens à se mobiliser pour :
- Interpeller les députés et exiger un changement de cap.
- Partager leurs témoignages sur les réseaux sociaux avec le hashtag #TaxedOut.
- Soutenir les pétitions pour une réforme fiscale urgente.
« Le gouvernement doit comprendre que notre secteur fait vivre le pays, pas seulement les grandes villes, mais aussi les villages, les stations balnéaires et les zones rurales, » conclut le syndicat.
« Sans nous, les high streets meurent, les , et l’économie perd un moteur essentiel de croissance. »





