“Ma dignité, je veux l’avoir” : des femmes de chambre assignent les hôtels Accor aux prud’hommes pour harcèlement

Le groupe hôtelier Accor et son sous-traitant STN sont assignés aux prud'hommes. C'est la suite d'un long conflit social mené par des employées, qui dénoncent un système de surveillance.

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“On est surveillées au quotidien. Si tu veux parler avec une collègue, il faut se cacher”, assure Sylvie Kissima, femme de chambre à l’hôtel Ibis des Batignolles, à Paris, deuxième hôtel de France avec ses 700 chambres. C’est le cadre d’un très long conflit social, éclaté à l’été 2019. Le groupe hôtelier Accor et son sous-traitant STN sont assignés aux prud’hommes pour harcèlement, mercredi 7 avril. L’occasion de mettre en lumière les conditions de travail des femmes de ménage. Dans cette affaire, ces femmes de chambre accusent leurs employeurs d’avoir mis en place un système quasi policier.

Dans cet établissement aux longs couloirs, aujourd’hui fermé en raison de l’épidémie de Covid-19, les caméras de vidéosurveillance ne servent pas en temps normal qu’à la sécurité des clients, affirme Sylvie : “Partout, ils ont installé des caméras, dès que deux ou trois personnes se regroupent dans un coin de couloir, il y a déjà un vigile qui arrive.” À 50 ans, cette Congolaise est l’un des fers de lance de ce conflit social. C’est d’ailleurs elle qui pose sur une affiche, punaisée au mur du local de la CGT où elle a rendez-vous avec une de ses collègues, Rachel Kéké. Un “nom de guerrière”, glisse-t-elle.

Le statut de sous-traitant pointé du doigt

Le métier de Rachel Kéké, c’est gouvernante. (…) Lire la suite sur France TV Info