Ces décisions, rendues fin janvier et début février 2026, marquent un tournant dans la lutte contre les meublés touristiques illégaux. Pour la première fois depuis l’adoption de la loi Echaniz-Le Meur en novembre 2024, qui a relevé le plafond des amendes auparavant fixé à 50.000 euros, la capitale applique des sanctions d’une ampleur inédite.
Dans le premier dossier, une société civile immobilière propriétaire d’un deux-pièces dans le 9e arrondissement a été condamnée à 81.500 euros. Le tribunal ne s’est pas arrêté là : le propriétaire doit retirer son bien des plateformes et le remettre en usage d’habitation classique, sous peine d’une astreinte de 1.000 euros par jour de retard. Dans la seconde affaire, un couple possédant un appartement à Montmartre devra payer 75.000 euros chacun, soit 150.000 euros au total.
La mairie de Paris est à l’origine de ces actions en justice, fruit d’un travail d’enquête et de recoupement sur les annonces visibles, les historiques de disponibilité et la preuve que ces logements n’étaient pas des résidences principales. L’objectif est clair : dissuader les propriétaires de transformer des logements en produits spéculatifs, alors que la tension immobilière reste extrême dans la capitale.
Interrogée, la plateforme Airbnb assure dans un communiqué faire preuve d’« une tolérance zéro pour les hébergements loués illégalement » et indique accompagner les collectivités via un portail en ligne permettant de désactiver les annonces frauduleuses « en un seul clic ».
Paris n’est pas seule à mener cette offensive. Début février, la justice marseillaise a également condamné des multipropriétaires pour exploitation irrégulière de meublés touristiques, avec des amendes atteignant 171.000 euros pour une société, visant notamment des investisseurs ayant transformé des immeubles entiers en machines à cash.
👀 At a glance: Paris cracks down on illegal rentals
Milestone: Record fines imposed by the Paris Judicial Court on two owners for illegal short-term rentals on platforms like Airbnb.
Penalties: A couple in Montmartre fined €150,000 total; a SCI in the 9th arrondissement fined €81,500, plus a daily penalty of €1,000 if the property is not returned to residential use.
Legal context: These are the first major sanctions since the « Echaniz-Le Meur » law (Nov 2024), which raised the maximum fine from €50,000 to a higher ceiling.
Strategy: The City of Paris is leading the legal actions, using data cross-referencing to identify properties not used as primary residences.
Impact: Authorities aim to deter speculative rentals and preserve housing stock for residents, sending a message that « impunity is over. »
Wider trend: Marseille has also issued heavy fines (up to €171,000) against multi-property owners operating illegal tourist accommodations.









