Cas d’école | Strasbourg : son hôtel infesté de punaises de lit, elle témoigne de son enfer pour en venir à bout

Pendant plus d'un an, Marie, directrice d'un hôtel à Strasbourg, a dû se battre contre les punaises de lit, qui avaient infesté toutes les chambres. Un "enfer", raconte-t-elle.

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Alors que la Ville de Strasbourg a présenté, récemment, les conclusions et propositions de la mission d’information et d’évaluation pour la gestion des nuisibles, Actu Strasbourg a recueilli le témoignage de Marie*, dont l’hôtel strasbourgeois qu’elle dirige a été complètement infesté de punaises de lits.

Des punaises qui courent sur les murs

Printemps 2017. « Quelques visiteurs se plaignent de piqûres, avec des tâches très rouges sur le corps », se souvient Marie. A l’époque, la direction de l’hôtel, surprise, tâtonne. « Moi qui suis une spécialiste du tourisme depuis 35 ans, je n’avais jamais vu ce type de nuisibles et je n’avais pas connaissance de l’impact que cela pouvait avoir sur le corps », explique Marie.

Près de deux mois après ces premiers signalements, un spécialiste vient et constate que « des punaises de lit courent sur les murs ». « Il nous a montré, sous le sommier, les déjections des punaises ».

Des tâches noirâtres qui sont en fait des tâches de sang, les punaises se nourrissant de sang humain.

Un premier traitement chimique

L’entreprise identifie huit chambres contaminées, sur 91 au total, et propose un traitement chimique avec trois passages. Les passages sont espacés afin d’éliminer les punaises de lit nées entre chacun d’entre eux. « Le problème de ces traitements, c’est qu’ils sont assez inefficaces », sait aujourd’hui Marie, devenue experte du sujet.

Mais à l’époque, elle y croit : « Vous achetez du bonheur quand vous cherchez des produits pour éradiquer ces bestioles. Vous croyez les prestataires quand ils vantent leur produit. »

Le début de l’enfer

D’ailleurs, lorsque cette première phase de traitement touche à sa fin, Marie pense que tout cela est désormais derrière elle. Ce n’était, en fait, que le début de « l’enfer ».

Début 2018. De nouveaux signalements, dans de nouvelles chambres. « Rebelotte, on recommence. Soit disant le produit est un peu meilleur », souffle Marie. Résultat ? « La contamination monte, monte, monte et jamais ne redescend ».

Là, on se heurte à la publication sur les réseaux sociaux, à des clusters de contamination. On ne sait plus comment gérer.

Marie Directrice d’hôtel à Strasbourg

Tout l’hôtel est en fait contaminé

Marie prend connaissance d’un protocole de détection canine (certains chiens formés peuvent en effet déceler la présence de punaises). « Verdict : on est contaminé à 80 % », explique la responsable. (…) Lire la suite sur Actu.fr