France | Projet de loi de finances 2026 : défiscalisation ultramarine et exonération des pourboires au menu ?

Le gouvernement prépare un budget 2026 qui pourrait bouleverser l’hôtellerie et le tourisme s'il reste en l'état. Baisse des taux de défiscalisation en Outre-mer, plafonnement des avantages immobiliers et fin de l’exonération fiscale des pourboires : les professionnels s’inquiètent.

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Le projet de loi de finances 2026, porté par le gouvernement Bayrou, prévoyait une réduction de 11 points des taux de défiscalisation en Outre-mer, soit 22 % d’avantages fiscaux en moins. Tous les secteurs sont concernés, du transport au logement social en passant par le tourisme. L’incertitude demeure sur la position du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu et l’inquiétude est forte dans les territoires ultramarins.

Ainsi, dans le secteur hôtelier polynésien, la tension est particulièrement vive. Le texte envisage de plafonner la défiscalisation à 4 500 €/m², en ne comptant que la surface habitable. Les terrasses et espaces ouverts seraient exclus du calcul, réduisant encore l’intérêt fiscal des projets.

At a glance (👀)
  • Milestone / Event: 2026 French Finance Bill under discussion

  • Key Measures: 11-point cut in Overseas tax breaks; €4,500/m² cap excluding terraces

  • Impact on Hospitality: Higher project costs, reduced incentives for luxury resorts

  • Tips Taxation: Proposal to extend tip tax exemption until 2027 for employees earning <1.6 SMIC

  • Timeline: Bill to be filed before 7 Oct 2025; parliamentary review within 70 days

Pour l’hôtellerie haut de gamme, la mesure est jugée pénalisante. Le projet de loi doit être déposé avant le 7 octobre 2025, puis examiné par le Parlement dans un délai de 70 jours.

En parallèle, une autre question fiscale concerne les pourboires. Depuis 2022, les pourboires volontaires des salariés gagnant moins de 1,6 Smic sont exonérés d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Cette mesure, qui doit s’achever fin 2025, pourrait être prolongée jusqu’en 2027 si la proposition de plusieurs députés aboutit. Pour compenser le manque à gagner, ils prévoient une taxe additionnelle sur les tabacs. Mais pour le moment, la question n’est même pas inscrite à l’ordre du jour.

Ces deux réformes, l’une restrictive, l’autre incitative, dessinent un paysage fiscal contrasté pour 2026. Elles pèseront directement sur la rentabilité des investissements hôteliers et sur le pouvoir d’achat des salariés de la restauration et de l’hébergement.

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