Le projet de loi de finances 2026, porté par le gouvernement Bayrou, prévoyait une réduction de 11 points des taux de défiscalisation en Outre-mer, soit 22 % d’avantages fiscaux en moins. Tous les secteurs sont concernés, du transport au logement social en passant par le tourisme. L’incertitude demeure sur la position du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu et l’inquiétude est forte dans les territoires ultramarins.
Ainsi, dans le secteur hôtelier polynésien, la tension est particulièrement vive. Le texte envisage de plafonner la défiscalisation à 4 500 €/m², en ne comptant que la surface habitable. Les terrasses et espaces ouverts seraient exclus du calcul, réduisant encore l’intérêt fiscal des projets.
En parallèle, une autre question fiscale concerne les pourboires. Depuis 2022, les pourboires volontaires des salariés gagnant moins de 1,6 Smic sont exonérés d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Cette mesure, qui doit s’achever fin 2025, pourrait être prolongée jusqu’en 2027 si la proposition de plusieurs députés aboutit. Pour compenser le manque à gagner, ils prévoient une taxe additionnelle sur les tabacs. Mais pour le moment, la question n’est même pas inscrite à l’ordre du jour.
Ces deux réformes, l’une restrictive, l’autre incitative, dessinent un paysage fiscal contrasté pour 2026. Elles pèseront directement sur la rentabilité des investissements hôteliers et sur le pouvoir d’achat des salariés de la restauration et de l’hébergement.









