jeu 11 août 2022
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Suisse | Genève ferme restaurants et bars, pas les librairies

Le Conseil d’État du Canton de Genève vient de présenter un arrêté dans lequel sont détaillées les mesures d’application de l’ordonnance fédérale sur les mesures prises pour lutter contre l’épidémie de Covid 19. Nombre de commerces ferment, mais, fort de l’expérience du précédent semi-confinement, les librairies resteront ouvertes.

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Port du masque dans les zones animées des centres urbains, dans les autres domaines de l’espace public, limitations drastiques des rassemblements, ou encore enseignements en présentiel jusqu’au secondaire : les multiples mesures de l’arrêté font état de restrictions plus sévères. Pour les bars et restaurants, par exemple, la précédente mesure établissait une fermeture à 23 h. Désormais, ces lieux sont fermés, tout court.

Il en va de même pour les centres sportifs, les piscines, etc. Cependant, les commerces de vente au détail et les marchés pourront toujours officier sous la forme de vente à emporter et click and collect.

Librairies, oui, bibliothèques non

C’est sur le volet des exceptions que la Suisse frappe presque aussi fort que la Belgique. Certes, les établissements qui offrent « dans leur assortiment autre chose que des denrées alimentaires ou des biens de consommation courante doivent les retirer ». Mais cette disposition préfigure avant tout le fait que les librairies, explicitement pointées, pourront rester ouvertes.

En revanche, contrairement à nos voisins belges, le canton de Genève décide de fermer désormais les bibliothèques.

En déclarant l’état de nécessité, le Conseil d’État de Genève met ainsi en place « des mesures plus strictes à Genève ». La confédération, qui n’a toujours pas opté pour un confinement, voici ici la réponse de l’un de ses cantons les plus réactifs. Toutefois, les cantons du Jura et du Valais avaient déjà imposé des conditions strictes — sans que le sort des librairies ni des bibliothèques ne soit encore fixé.

Le Jura, pour sa part, avait choisi de « maintenir ouverts les lieux de divertissement et de loisirs tels que les cinémas, théâtres, musées, bibliothèques et médiathèques, piscines et bains publics, bowling, salles de concert et autres lieux assimilés ou analogues, dans la mesure où le port du masque ou la distance de 1,5 mètre peuvent être appliqués de manière stricte dans ces différents cas de figure et que les risques de contamination sont moindres ».

Ouverts, avec moins de clients ?

Joint par ActuaLitté, Pascal Vandenberghe, PDG des librairies Payot, se félicite que le canton, « sur le plan symbolique, considère les librairies comme des commerces de première nécessité ». Si l’application de l’arrêt n’intervient que ce 2 novembre, à 19 h, « pour les librairies, ce sera certainement Noël avant l’heure », ajoute-t-il.

Toutefois, « il reste difficile de savoir quel sera l’impact de cette décision : si les autres commerces sont fermés, qu’adviendra-t-il de la clientèle, incitée à limiter ses sorties », interroge le patron de Payot ? Quand en avril dernier, les librairies de Suisse romande avaient diffusé une pétition pour attirer l’attention sur leur cas, la question se posait déjà.

« Maintenant, il faut attendre la fin de journée ou demain, que les autres cantons dévoilent leurs plans. Ils devraient passer à un régime similaire, mais pas nécessairement identique pour ce qui concerne les librairies. »

La Suisse, qui n’avait connu qu’un semi-confinement durant l’épisode du printemps, avait fait souffrir tant les éditeurs que les libraires. Les aides décidées par l’Office Fédéral de la Culture excluaient en effet l’impression et l’édition de livres, le commerce des livres ainsi que les bibliothèques et les archives.

Olivier Babel, secrétaire général de LivreSuisse, déplorait alors une mesure difficile à comprendre, quand les professionnels s’étaient largement engagés pour trouver des solutions.

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