Les trous dans les plannings se traduiront par des fermetures ponctuelles, une demande de polyvalence accrue pour les salariés ou une désorganisation pouvant nuire à la qualité de service, comme c’est déjà le cas dans les aéroports de Paris, de Londres ou d’Amsterdam. Ce dernier cas est symptomatique d’un secteur qui a préféré se séparer d’une partie de sa main-d’œuvre durant la pandémie de Covid-19, malgré les aides mises en place par les gouvernements. Peu d’employeurs s’attendaient à un rebond aussi rapide de l’activité et certains ont, faute de visibilité, préféré faire avec les moyens du bord à l’été 2020, sans réembaucher leurs saisonniers habituels. Le secteur des loisirs a été le dernier à recruter après la crise, dans un contexte général de manque de main-d’œuvre.

« Nous ne pouvons pas payer mieux »

Durant les périodes de fermeture des cafés et lieux touristiques, les salariés de l’hôtellerie-restauration se sont tournés vers d’autres secteurs en tension et « ont trouvé que c’était plus sympathique ailleurs, mieux payé et moins contraignant », souligne Pascal Pedrak, secrétaire général de la CFDT Ile-de-France, chargé de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration. En France, la hausse des salaires du secteur, entrée en vigueur le 1er avril, a vite été rattrapée par celle du smic, due à l’inflation. Cette même inflation qui, parallèlement au remboursement des prêts garantis par l’Etat, limite les marges de manœuvre des restaurateurs, touchés par la hausse des prix des matières premières. (…) Lire la suite sur Le Monde (réservé abonnés)