L’hôtellerie-restauration refuse de supporter le coût du licenciement des salariés sans pass sanitaire

Le nouveau projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire prévoit d’imposer aux professionnels qu’ils s’assurent que leurs salariés sont en possession d’un pass sanitaire valide. Mais les professionnels de l’hôtellerie-restauration refusent de supporter le coût du licenciement des salariés qui ne seront pas en possession d’un pass sanitaire valide.

14

La ministre du Travail a précisé ce mardi 20 juillet plusieurs points au sujet du pass sanitaire obligatoire pour certains salariés. Élisabeth Borne a notamment indiqué que ceux qui n’auraient pas leur pass fin août pourraient “prendre des RTT ou des jours de congés” afin de se régulariser. Pour rappel, le nouveau projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire prévoit d’imposer aux professionnels qu’ils s’assurent que leurs salariés sont en possession d’un pass sanitaire valide.

A défaut de présenter un tel justificatif, le texte stipule que ces salariés ne sont pas autorisés à travailler et qu’ils peuvent, si la situation se prolonge plus de 2 mois, faire l’objet d’un licenciement pour un motif que le texte qualifie de « spécifique ».

Dans un communiqué, les 4 organisations professionnelles représentatives du secteur des hôtels, cafés, restaurants, qualifie ce texte d’inacceptable. Les représentants de la profession tiennent à rappeler que les professionnels ne sont pas opposés au pass sanitaire afin d’éviter la fermeture de leurs établissements mais pas à n’importe quelles conditions. “Il n’est pas acceptable que les professionnels de l’hôtellerie- restauration se retrouvent contraints de verser des indemnités de licenciement à l’occasion de telles ruptures. D’autant plus que notre secteur est confronté à une très une forte pénurie de main d’œuvre”, expliquent-ils. (….) Lire la suite sur Clicanoo