De l’hôtel au hub : une reconversion par étapes
Les espaces MICE ont été les premiers réactivés, avec Sarova Hotels & Resorts assurant les services traiteur. Les étages supérieurs accueillent désormais des espaces de coworking, tandis que des surfaces de retail sont progressivement louées. Chaque composante fonctionne de manière indépendante, sans nécessiter la remise en service de l’ensemble du bâtiment.
Un contexte de cession bloqué qui a accéléré la reconversion
La trajectoire du Hilton Nairobi illustre aussi les limites du processus de cession d’actifs publics sur le continent. Les tentatives du gouvernement kényan de céder sa participation dans la propriété ont échoué, les offres reçues n’ayant pas atteint le prix de réserve fixé. Face à cette impasse transactionnelle, la reconversion progressive est apparue comme la seule voie pragmatique pour maintenir une activité économique dans un immeuble de premier plan — et éviter la vacance totale d’un actif dont la valeur foncière reste considérable en plein CBD de Nairobi.
Un signal pour l’immobilier hôtelier africain
Ce modèle de reconversion — actif legacy, emplacement prime, coûts inférieurs à la construction neuve — ouvre une piste concrète pour de nombreux immeubles hôteliers vieillissants sur le continent. La question n’est plus seulement de construire du neuf, mais de réinventer l’existant.








