À l’approche des beaux jours, les hôteliers innovent pour s’adapter aux restrictions

Après de longs mois d'arrêt, les professionnels du tourisme font face à un afflux exceptionnel de demandes pour les week-ends de mai et les congés d'été. À l'heure des restrictions, il faut parfois se montrer inventif.

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Une avalanche de réservations. Après de longs mois d’arrêt, les professionnels du tourisme sont débordés par un afflux exceptionnel de demandes pour les week-ends de mai et les vacances d’été. Dans la précipitation, les Français se sont décidés à organiser leurs vacances, allant jusqu’à provoquer la saturation de sites Internet et lignes téléphoniques. Gîtes de France a reçu jusqu’à 10. 000 appels par jour, du jamais-vu. « Le pic de fréquentation de notre site a été tel que nous avons augmenté les capacités des serveurs pour absorber le flux des visiteurs », raconte Solange Escure, directrice générale de la fédération nationale.

Dans certaines régions, comme la Bretagne, la Normandie et les Bouches-du-Rhône, les Gîtes de France sont occupés à plus de 90 %. Un record. « Nous avons mobilisé toutes nos équipes terrain, qui d’habitude vont visiter des hébergements, pour répondre au téléphone. Au-delà de la réservation, le ­client a besoin d’être rassuré, sur les conditions d’annulation en particulier », poursuit Solange Escure.

L’hyper-réactivité est de mise

Le Covid-19 a exacerbé une tendance que le monde du tourisme a toujours eu du mal à appréhender : les réservations de dernière minute. Désormais, tout peut se jouer en quelques jours. La situation est d’autant plus difficile pour les entreprises que les restrictions sanitaires les empêchent d’ouvrir normalement. Il faut trouver des pis-aller à la fermeture des restaurants, adapter les prix à l’interdiction de certaines activités, imaginer de nouveaux services… « Les gens ont envie de changer d’air, mais ils sont très impatients, constate Sylvie Dubreuil, franchisée Accor (M Gallery) et propriétaire avec son mari de l’hôtel Thalasso & Spa Côte Ouest des Sables-d’Olonne. Il faut être hyper-réactif si on ne veut pas rater la vente. » Quatre personnes de l’hôtel répondent en permanence aux appels. (…) Lire la suite sur Le Figaro