Un cafetier qui rouvre sa terrasse perdra-t-il ses aides économiques ?

RÉOUVERTURE - Alors que les professionnels de l'hôtellerie-restauration s’apprêtent à rouvrir boutique le 19 mai, les aides de l’État diminueront progressivement mais resteront versées pour accompagner la reprise.

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Difficile de miser sur la réouverture des terrasses ce mercredi pour compenser plusieurs mois de pertes économiques. Les aides de l’État, progressivement mises en place depuis le début de l’épidémie de Covid-19, accompagneront les professionnels de l’hôtellerie-restauration dans cette reprise en douceur : elles seront maintenues après le 19 mai, mais progressivement revues à la baisse dans les mois à venir. Une série de mesures annoncées le 11 mai dernier par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire dans les colonnes du Parisien.

Des aides et exonérations dégressives

Première annonce : le maintien du fonds de solidarité, destiné aux entreprises qui ont le plus souffert de la crise sanitaire dont les restaurateurs. Ses conditions d’accès sont élargies : le plancher de 50% de perte de chiffre d’affaires fixé jusqu’alors sera supprimé dès le mois prochain. Toutes les entreprises qui rouvrent pourront donc en profiter, quelles que soient leurs difficultés, avec tout de même un minimum requis de 10% de pertes.

Quant au montant de l’aide, il sera versé proportionnellement aux pertes enregistrées. Pour le mois de juin, il est fixé à 40% de perte de chiffre d’affaires par rapport à juin 2019, puis sera régressif cet été – 30% en juillet, 20% en août – avant un coup d’arrêt définitif porté au dispositif en septembre. Les aides ne dépasseront pas 20% du chiffre d’affaires de l’établissement concerné, avec un plafond fixé à 200.000 euros.

Quant aux cotisations salariales, leur prise en charge par l’État évolue également. 20% de leur montant étaient financés jusqu’à aujourd’hui, une exonération qui passe à 15% dès le 1er juin et ce, jusqu’à la fin du mois d’août.

Dernier volet de ces dispositifs de soutien, l’activité partielle : pas de changement jusqu’à la fin du mois de juin. Les entreprises concernées par le confinement sont exemptées de reste à charge. En revanche, à partir du 1er juillet, ce reste à charge décolle progressivement : il passe à 15%, puis 25% en août et 40% en septembre.

Une reprise qui inquiète les professionnels

Ces mesures ont été dévoilées (…) Lire la suite sur LCI