Seine-et-Marne. Proxénétisme à l’hôtel Première classe : le parquet demande la fermeture

L'ex-gérante de l'hôtel Première classe de Vert-Saint-Denis et son successeur ont comparu au tribunal pour complicité de proxénétisme.

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Prévenus

Au rang des prévenus, l’ancienne gérante de l’établissement encore en fonction avant octobre 2020, juste avant sa retraite, et son remplaçant en exercice depuis lors.

Deux citoyens sans histoire, pris dans la tourmente des affaires de prostitution hôtelière dans des établissements « petits prix », particulièrement difficiles à gérer en raison même de leur conception : pas de réception ni même de présence administrative. Et des tarifs de nuitée particulièrement attractifs, soit l’essentiel de ce que recherchent les prostituées ou leur proxénète.

Enquête

L’enquête de police, qui a permis de « cibler » le Première classe de Vert-saint-Denis (très souvent cité comme une référence locale dans le domaine du proxénétisme), a eu lieu sur plusieurs semaines, après le mois de février 2020. Les policiers en planques successives ont pu sans peine assister au ballet des allées de venues sur le parking de l’hôtel et aux petits trafics entourant le commerce de la prostitution.

Sept clients de prostituées ont d’ailleurs été interpellés pour un rappel à la loi. L’hôtel verdyonisien est en effet devenu un véritable repère car il est l’un des derniers sur l’agglomération melunaise à pratiquer la location à la chambre, tous les autres hôtels discount ayant été reconvertis en accueils sociaux, via le 115 (Samu social).

Défense

Défendus par Me Clarisse Scialom, qui a plaidé des relaxes, les deux prévenus ont clamé leur bonne foi dans cette affaire, arguant qu’ils avaient, dans la mesure du possible « fait ce qu’ils pouvaient ».  (…) Article complet sur Actu