Planet Sushi sort du redressement judiciaire avec son plan de continuation

Le tribunal de commerce de Nanterre vient d’accepter un plan qui va permettre à l’entreprise de rembourser une dette de 16 millions d’euros

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La direction de la chaîne de restauration japonaise a annoncé mercredi que le tribunal de commerce de Nanterre avait accepté son plan de continuation. Ce plan, qui confère à une entreprise la possibilité d’opérer un redressement de sa situation, va permettre à l’enseigne de rembourser, par des paiements échelonnés, la dette de 16 millions d’euros accumulée. « Les dirigeants et les salariés du groupe sont soulagés de cette décision, qui permet à la société de sortir du redressement judiciaire », procédure dans laquelle Planet Sushi, qui compte 47 restaurants, était entré en février 2020.

La mise en œuvre du plan de continuation est maintenant la « priorité de Planet Sushi », qui annonce adopter une « nouvelle gouvernance » : l’actuel directeur général, Gilles Piquet-Pellorce (ex-DG de Biocoop de 2011 à 2017), devient président du directoire, tandis que Siben N’Ser reste président du conseil de surveillance. Ce plan prévoit de rembourser sur dix ans la trentaine de créanciers (fournisseurs, fisc, Urssaf…) du groupe, et est soutenu par ces derniers « à 95 % » selon la direction, qui table cette année sur 70,7 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Vingt-deux nouveaux restaurants sur trois ans

L’enseigne, fondée en 1998 par l’homme d’affaires Siben N’Ser, son propriétaire à 100 %, compte 28 franchisés et emploie au total quelque 1.500 salariés, dont 350 dans les 19 établissements gérés en propre. Planet Sushi prévoit aussi un plan de développement de la franchise, avec l’ouverture, au cours des trois ans à venir, de 22 restaurants, avait précisé son avocat, Antoine Germain il y a quelques jours. Six futurs franchisés ont déjà signé et « une septième signature est en cours », a indiqué le groupe mercredi.

« Notre plan est basé sur un développement raisonnable, mais dynamique » et après avoir traversé la « période compliquée » de la crise sanitaire, la direction travaille « à une gestion renforcée des coûts matière et de la masse salariale » pour améliorer la profitabilité du groupe, a-t-elle indiqué mercredi. « Le gros du travail a été fait : nos restaurants sont quasiment tous rentables et nos franchisés gagnent de l’argent », a précisé cette source.

En juillet 2014, le groupe avait déjà bénéficié d’une mise sous sauvegarde et en était sorti en 2015, après avoir vu son plan de continuation homologué.(…) Lire la suite sur 20 Minutes

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